INFOS PRATIQUES & CONSEILS sur Rio et le Brésil

 

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Axel Lahaye - Guide de Tourisme

 

S o m m a i r e

 

1/ Les Brésiliens, la culture de la “tudo bem attitude” et du “jeito brasileiro”      2/ La Plage, mode d’emploi                                                                  

3/ Le pays du Futebol et du Maracana                                                  

4/ Alimentation & Restauration                                                             

5/ Caïpirinha, Caïpivodka, ou Cerveja ?                                     

6/ La musique et les rythmes Brésiliens                                               

7/ Rio, Capitale inconstestable du Carnaval et du Jour de l’An   

8/ Se déplacer en transports à Rio                                                    

9/ Se déplacer au Brésil : Avion, Bus, Location de Voiture              

10/ Petites règles de Savoir-Vivre & particularités Cariocas             

11/ Les attraits touristiques à Rio 

12/  Autour de Rio : Paraty, Ilha Grande, Buzios                                 

13/ Argent : Cartes de Crédit, Retraits, Change                                   

14/ Le climat à Rio                                                          

15/ Un pays aux diverses religions                                              

16/ Prises électriques                                                                             

17/ Sécurité                                                                                           

18/ Le C.P.F.                                                                                             

19/ Soins de Santé, Vaccins et Moustiques                                        

20/ Shopping à Rio

 

 

1/ Les Brésiliens, la culture de la “tudo bem attitude” et du “jeito brasileiro”

 

Au même titre que les merveilles naturelles, la gentillesse et la spontanéité des brésiliens ne vous laisseront pas indifférents. Cordiaux et d’humeur joyeuse, ils sont toujours prêts à vous venir en aide, quitte à interroger toute une rue pour pouvoir vous renseigner. Ils sont aussi très communicatifs, avec les mains et des sourires notamment, ce qui est bienvenu car rares sont ceux qui parlent une autre langue que celle de Paulo Coelho (l’auteur de l’Alchimiste) ! En effet, même dans les lieux touristiques voire les hôtels, peu de brésiliens comprennent l’anglais ou français, le mieux reste d'apprendre quelques notions de portugais dans l'avion ! Les brésiliens prennent le temps de vivre, on y va tranquille, au supermarché, au restaurant, dans le métro... bref dans la vie de tous les jours! Ça tombe bien, vous êtes en vacances, ralentissez vous aussi et prenez le rythme brésilien! A noter que cela ne s'applique pas au volant, la conduite est assez sportive... Il est rare de voir les brésiliens s'énerver et il est très mal vu de hausser le ton, surtout de la part d'un étranger. En cas de souci, expliquer votre situation calmement, ce sera résolu en douceur avec cet état d'esprit positif du "tudo bem", à savoir, on ne sait pas encore comment règler le problème, mais on va y arriver sans se stresser ; et ça marche la plupart du temps! Les brésiliens sont très chaleureux et tactiles, vous connaîtrez surement le fameux « Abraço » au moment d’une présentation d’amis brésilien et la bise est courante avec les femmes. Quant à la ponctualité, vous l’aurez deviné, ce n’est pas une qualité brésilienne...!

La fameuse mentalité du "jeito brasileiro", c'est l'art de la débrouille, du rafistolage bancal mais qui fonctionne, ou encore du plan B de dernière minute. Vous y serez certainement confronté, c’est culturel… restez zen!

 

2/ La Plage, mode d’emploi

 

Ce n’est pas un mythe, la “praia” est un pilier de la vie sociale au Brésil! Tout le monde l’apprécie et ce tout au long de l’année, même en “hiver” quand le thermomètre atteint tranquillement les 25 degrés! Plus qu’un lieu de rencontre, c’est un art de vivre. Partout, on peut louer sa chaise (“cadeira”) et son parasol (“guarda sol” ou “barraca”) pour environ 10 reais, le paiement se fait au moment de partir. Les weekends ensoleillés, la plage est bondée, follement animée par ses vendeurs ambulants qui vous proposent des bikinis, des paréos, des lunettes de soleil, mais aussi du fromage réchauffé, le “queijo coalho”, de “l’açaí” (cette baie de l’Amazonie pleine de vitamines et d’anti-oxydants), du “Mate-Léão” (limonade à base de thé brésilien frais servie à l’aide de 2 énormes bidons), des “refrigerantes” (boissons gazeuses), des sandwichs naturels, des glaces etc. Bref vous ne mourrez ni de faim ni de soif ! A cela s’ajoute la joie de vivre des brésiliens qui aiment se retrouver à la plage pour se raconter leur weekend, montrer leurs derniers tatouages, prendre le soleil, jouer au ballon en ronde, aux raquettes de plage, surfer...! Oublier la lecture du roman ou du magazine, mieux vaut observer ce joli monde métissé, complètement décomplexé et tout simplement heureux de vivre à Rio de Janeiro! Les brésiliens ne sont pas très bons nageurs et assez frileux, il n’est pas rare que personne ne soit dans l’eau en cas de mer agitée ou quand l’eau remonte tout droit de l’Antarctique ! Attention aux forts courants qui peuvent vous amener au large très rapidement. Si vous voulez faire comme les locaux, banissez les serviettes et prenez juste votre paréo, et tentez le bikini brésilien pour les femmes, et la “tsunga” pour les hommes !

Rio, c’est 50km de plages ! D’abord, il y a les plages de la baie de Guanabara, Flamengo, Botafogo, Urca (on évitera de s’y baigner). Vient ensuite la première plage océanique aux pieds du pain de sucre, la Praia Vermelha, suivie des incontournables Copacabana et Ipanema/Leblon, qui s’étendent toutes deux sur 4km. Un peu plus loin, on trouve celle de Sao Conrado où l’on attérit en parapente, puis la plage secrète de Joatinga, avant les 20km de sable de Barra da Tijuca. Tout au bout, se trouvent les plages naturelles et protégées de Prainha et Grumari, sublimes. Enfin, la plage de Guaratiba est la toute dernière, elle donne le relais à la langue de sable de Sepetiba, qui touche presque Ilha Grande !

 

Nota Bene : on trouve des douches et toilettes propres dans tous les postes de secours pour quelques reais.

Nota Bene : Le coucher du soleil est observé depuis la plage de Arpoador (au début de Ipanema) entre mi-décembre et début février, véritable évènement de l’été, tout le monde applaudit pour les derniers rayons du soleil !

 

 

3/ Le pays du Futebol et du Maracana

 

5 fois champions du monde, le Brésil est toujours le Roi du ballon rond, et ce même après le match cauchemardesque de la Copa 2014 contre l'Allemagne (sujet tabou !). Tout le monde s'y intéresse de près ou de loin, en fait, il est tellement omniprésent qu’on n’a pas vraiment le choix, notamment quand vos voisins célèbrent un but avec des pétards et feux d’artifices ! Il y a 4 grands clubs à Rio : le Vasco dispose de son propre stade tandis que le Fluminense, le Botadogo et le Flamengo partagent le Maracanã. Ce stade mythique a été inauguré en 1950 pour la première coupe du monde organisée dans le pays, c’est l’Uruguay qui l’emporte en finale contre le Brésil, plongeant les 200 000 spectateurs dans un silence assourdissant et une grande tristesse. Le stade a été entièrement rénové pour la Coupe du Monde 2014, beaucoup plus moderne et confortable, il compte aujourd’hui 78 000 places.  Renseignez vous à l’avance pour les visites, il n’est pas toujours ouvert. Le Flamengo compte le plus grand nombre de supporters à travers le pays, de Bélem à Porto Alegre, il y a toujours un brésilien portant le maillot rouge et noir. Assister à un match est une belle experience même si vous n'êtes pas un mordu de football. L'ambiance est bon enfant et pour les derbys, électrique! Vous pouvez vous fondre dans la masse des supporters en virage sans soucis, chants et tambours résonneront tout au long de la partie! Pour l'achat du billet, rendez vous à la billetterie une petite heure avant le début du match, en fonction des matchs le billet coûte environ 50 reais. Allez au Maracanã en métro, c'est rapide et pratique. Le dimanche, il faut faire un changement à la station Estacio, il suffit de suivre la foule ! Les matchs sont généralement joués les mercredis et samedi soirs, et les dimanches après-midis, jour plus prisé par les familles. 30 à 40% du public est féminin, la passion du foot concerne tout le monde. La qualité du jeu n'est pas exceptionnelle, les grands joueurs brésiliens évoluant trés vite dans les championnats européens, mieux rémunérés. En revanche, l'ambiance d'un match n'a son pareil nulle part ailleurs ! On va au stade par tradition et pour la passion du club.

 

 

4/ Alimentation & Restauration

 

Il est rare de tomber malade au Brésil à cause de l’alimentation, la base de la nourriture brésilienne n’étant pas si exotique pour un étranger : riz blanc, “Feijão” (haricots noirs), “Farofa” (farine de manioque), accompagnés de poulet, de boeuf, de poisson... Il n’y a pas de risque particulier de turista en mangeant des crudités ou légumes. Par contre, éviter les crevettes sur la plage ou les brochettes de viande et de saucisses dans la rue ! Les Brésiliens mangent au même rythme qu’en France : 12/14h, et autour de 20h le soir.

 

Un peu partout, vous pourrez découvrir la formule originale du restaurant “au Kilo”: un buffet de plats variés froids et chauds, vous vous servez et vous pesez votre assiette. En fonction du prix au kilo, le buffet est plus ou moins fourni et raffiné (de 2 à 6 reais les 100 grammes).

 

Le “PF” ou Prato Feito est quant à lui servi rapidement dans des restaurants populaires et sans prétention, il est simple et bon marché, choisissez votre viande, viennent ensuite le trio incontournable riz/feijão/farofa, des spaghettis et peut être un peu de salade si vous avez de la chance...!

 

Une petite faim ? Vous trouverez à tous les coins de rue des “Lanchonetes”, à savoir des snacks pour manger sur le pouce des “salgados”, qui sont des beignets ou fourrés au jambon/fromage (les “joelhos”), au poulet (les “coxinhas”), aux épinards (les “esfihas”), parmi d’autres! Les « misto quente » sont eux des croque-monsieurs. Des hamburgers sont faits maisons, sachez que le “X-Tudo” signifie TOUT : jambon, oeuf, fromage, viande, salade, bacon ! Ensuite on a les derivés “x-salada”, “x-bacon”, “x-egg”...

Nota Bene : le “x” se prononce “chiche”

 

Vous pourrez aussi vous y rafraîchir avec de trés bons jus de fruits frais et naturels, jusqu’à 40 fruits sont parfois disponibles, pour la plupart typiques du Brésil et du Nordeste, osez l’aventure, testez le Cupuaçu, le Acerola, le Graviola, le Pitanga, l’Açai...

 

Les fameuses “Churrascarias” sont à réserver pour les grandes faims et occasions, les plus chères coûtent jusqu’à 150 reais par personne (Fogo do Chão, Porcão..). Il s’agit de ces formules à volonté où les serveurs font défiler des brochettes de viandes succulentes (la meilleure étant la “Picanha”), sorties tout droit du barbecue... à noter que le buffet est aussi copieux que varié.

 

Vous tomberez aussi sur une “Galeteria”, la spécialité est un petit poulet (le Galeto) cuit à la braise, il est servi avec plusieurs accompagnements au choix. Le barbecue se trouve au beau milieu du restaurant et on mange autour de ce dernier, comme si on était attablé à un bar ! Il n’y a donc pas de tables et les serveurs sont eux aussi autour du barbecue. Le poulet est vraiment très gouteux !

 

Les “Botequim” sont les bars typiques cariocas, on s’y retrouve entre amis et on partage des « petiscos », tapas à la brésilienne, autour d’un verre. Les serveurs sont nombreux, les éclats de rire et le verbe haut des brésiliens rendent l’ambiance assez bruyante, mais très conviviale. On les trouve à tous les coins de rue à Lapa, c’est une belle mise en jambe avant la nuit de folie…

 

Le Brésil ayant attiré les peuples du monde entier tout au long de son histoire, vous trouverez de nombreux restaurants aux saveurs exotiques. Ainsi, les sushis font réellement partis de la gastronomie brésilienne. Un accord avait été signé entre le Japon et le Brésil au début du XXème siècle pour permettre aux japonais de tenter leur chance au Brésil, notamment à Sao Paulo, où nombre d’entre eux se sont installés dans le quartier Liberdade. Grâce à la diaspora syrienne et libanaise du début du siècle dernier, les restaurants dit « Arabes » sont aussi très appréciés, avec les spécialités comme les Kaftas, le Homus, le Tabulé, sans oublier les patisseries typiques caramélisées. Des vendeurs ambulants sur la plage vêtus en habit traditionnel du désert vous proposent même des Esfihas et Kibe de Carne ! Les italiens ayant migrés en nombre, la consommation de pizzas est aussi très importante, mais trouver une bonne pizzaria n’est pas forcément facile. Enfin, beaucoup de restaurants servent de la bacalhau (la morue) et des caldos (soupes), histoire de ne pas oublier les premiers arrivés !

 

Nota Bene : attention aux quantités, les plats sont souvent servis pour 2 personnes !

 

La Feijoada

Véritable institution, le plat national est servi du vendredi au dimanche, dans tout le pays et quel que soit la classe sociale. Il est composé de riz blanc, d’un ragout de feijao avec des saucisses et morceaux de viande, de la farofa, de chou vert, le tout accompagné de son orange et de piment ! Pas besoin de diner après une bonne feijoada ! L’origine de la feijoada vient des esclaves, ils préparaient une soupe avec les restes disponibles : oreilles et pieds de porcs, gras de la viande, os etc. Avec le temps, la feijoada s’est imposée comme le plat le plus traditionnel et le plus populaire.

 

Service et Couvert Artistico

Ne soyez pas surpris si le serveur vous débarasse votre assiette dès que vous avez fini, c’est la coutume au Brésil, voire une forme de politesse, cela ne veut en aucun cas dire qu’ils ont hâte que vous partiez ! Pour les pourboires, les notes viennent toujours avec 10% en plus, ce qui fait office de pourboire. Ces 10% sont facultatifs, mais il conviendra de toujours les laisser à moins d’être vraiment déçus du service. Rien ne vous empêche de laisser une somme supplémentaire si vous êtes trés satisfaits ! Parfois, quand un chanteur ou un groupe accompagent le diner, il vous sera demandé de régler le « couvert artistico», entre 10 et 20 reais généralement.

 

Café

Le Brésil a beau être le premier producteur mondial de café, il n’y pas cette « culture café » européenne. Ainsi il peut être difficile de trouver un bon expresso, surtout le soir, tandis que le décaféiné n’existe tout simplement pas ! Le « cafézinho » est souvent offert dans les restaurants au kilo, il est parfois déjà – très – sucré. D’ailleurs peu de brésiliens boivent leur café sans sucre ou sans « adoçante » (aspartame sous forme liquide, attention au fort pouvoir succrant de ce dernier).

 

Eau Potable

Il ne faut pas boire l’eau du robinet à moins qu’il y ait un filtre. Des bouteilles d’eau de 50ml avec ou sans gaz se trouvent facilement dans la rue, notamment dans les nombreux kiosques à journaux.

 

 

5/ Caïpirinha, Caïpivodka, ou Cerveja ?

 

Le cocktail phare du Brésil, c’est bien entendu la Caïpirinha : citron vert, glace, sucre blanc, et cachaça, le tout bien secoué dans le shaker! Trés rafraichissante, on est vite accro ! La cachaça est le rhum brésilien, elle est aussi produite à base de canne à sucre mais le procédé de fabrication et de fermentation sont différents. Dans les bars, les caipirinhas sont servies avec les classiques 51 ou Velha Barreiro... pour quelques reais de plus, demandez une “cachaça do Minas” comme la Seleta, la Salinas, ou la Sagatiba. Votre tête et votre ventre vous remercieront le lendemain...!

Pourtant, les brésiliens penchent plus pour la Caïpivodka, avec comme son nom l’indique, de la vodka à la place de la cachaça. Boire de la vodka, un alcool étranger, est parfois plus apprécié et mieux vu, à tel point qu’à certaines soirées, on vous servira automatiquement de la vodka dans votre caipirinha, soyez attentif ! A noter que pour les 2 cocktails, on peut parfois demander un autre fruit que le citron vert, comme l’ananas (abacaxi), la fraise (morango), le kiwi, le fruit de la passion (maracujá)…

 

Mais la vraie star des soirées brésiliennes et des repas, c’est sans aucun doute la “cerveja gelada”, la bière trés fraîche! Comme il fait chaud tout le temps, le but est de boire à la limite du glacial. Rien de tel qu’une bonne Bohemia, Original ou Antarctica, servies dans sa “Camisinha” (littéralement : la capote) un rafraichisseur en polystirène, qui maintient la bouteille de 600ml au frais. Verre à la main, les brésiliens aiment partager la bière, c’est plus convivial, chacun paye sa tournée au fur et à mesure de la soirée. Vous pouvez aussi opter pour le « Chopp », la bière à la pression, mais elle n’est pas toujours disponible.

 

Nota Bene : pas de tenues vestimentaires particulières en soirées ! Au contraire, on peut sortir en tenue décontractée un peu partout, les fêtes sont souvent en extérieur, dans la rue… pas de craintes non plus de se voir refuser l’entrée à un club, ici c’est “tranquilo”…!

 

Quant au vin, ce n’est pas une spécialité brésilienne. Il est apprécié en hiver mais rarement l’été comme il fait trop chaud. Il y a quelques vignobles dans le sud du Brésil, la production n’est pas très conséquente, le vin le plus courant vient d’Argentine et du Chili. Il est de qualité mais assez cher comme il est importé. Méfiez vous du vin brésilien « suave », c’est un vin doux très particulier…

 

 

6/ La musique et les rythmes Brésiliens

 

La richesse culturelle et musicale brésilienne est aussi vaste que le pays ! Si le samba est roi à Rio, il y a d’autres rythmes tout aussi populaires qui méritent de s’y intéresser.

Tout d’abord interdit, le Samba né de racines africaines dans les années 20 dans les premières favelas de Rio où les premiers compositeurs se cachaient ; la police ne s’y aventurait pas. Il faut distinguer le samba des percussions du Carnaval et celui plus mélodieux des « rodas de samba », il s’agit d’une dizaine de musiciens qui reprennent les grands classiques du genre autour d’une table. Il est assez incroyable de participer à une roda de samba et d’observer les brésiliens autour de vous,  tous connaissent les paroles et accompagnent les chanteurs ! Et ça dure des heures ! Un esprit festif contagieux s’empare de vous et au bout de quelques notes vos pieds se mettront à s’agiter tout seuls. L’énergie dégagée donne lieu à un véritable festival de sourires et de bonne humeur, on trouve toutes les générations, profitez de cette ambiance unique et électrique : vous êtes à Rio pour vivre le moment présent! Les grands noms du samba se comptent par dizaines : Cartola, Martinho da Vila, Clara Nunes, Beth Carvalho, Noel Rosa, Zeca Pagodinho… Le samba des écoles du carnaval est lui beaucoup plus rythmé, les baterias sont composées de 200 musiciens et là aussi, il est difficile de rester en place ! Les écoles commencent à répéter au mois d’octobre, jusqu’au carnaval qui a lieu en février ou en mars, ainsi vous avez la chance d’avoir un bel aperçu de la ferveur du carnaval.

 

Nota Bene : on peut trouver des rodas de samba tous les jours je vous en indiquerai

 

Le Forro est lui aussi apprécié à travers tout le pays, quelque soit les générations. Cette musique typique du Nordeste chante la dure vie à la campagne et les sonnorités viennent toujours de trois instruments : un tambour, un triangle et un acordéon ! Très entrainant, le Forro se danse à deux, c’est un beau mélange de salsa, tango et rock. Le grand maître du Forro est Luiz Gonzaga. De juin à aout, les fêtes « juninhas » sont toujours organisées autour d’un groupe de forro, ce sont des kermesses qui célèbrent la Sao Joao et la Santo Antonio, comme au Portugal, et ce, dans tout le pays.

 

Le Maracatu vient du Permanbuco, l’état de Recife. La musique rythmée aux tambours africains s’accompagne de danse et de chants traditionnels, le tout avec des costumes colorés. Il est très repris au carnaval de Rio.

La musique Axé vient elle de Bahia, surgie dans les années 80, elle mélange rythmes afro-brésiliens, samba-reggae, frevo et forro ! C’est une musique dansante aux aspirations internationales. Le Axé est la musique phare du carnaval de Salvador. Les stars Claudia Leitte, Daniela Mercury ou encore Ivete Sangalo chantent leurs plus grands tubes sur le trilho electrico, un très grand char équipé d’enceintes gigantesques qui défile dans la ville. Les fans suivent derrière et sur les côtés du char, entourés d’une corde, on appelle ce public  la « Pipoca », à savoir le Pop Corn, comme tout le monde ne peut s’empêcher de sauter ! Pour être dans la corde, il faut payer au péalable son droit d’entrée et vestir le débardeur officiel du groupe, appelé « abada », qui selon les groupes, peut être assez cher (jusqu’à 150 euros !). Mais le moyen le plus chic de profiter du carnaval de Salvador reste les « Camarotes », qui sont d’énormes structures montées de part et d’autres des avenues pour voir les trilhos electricos défiler, le tarif d’entrée est fixe et tout est « liberado » : boissons, cocktails, restauration… Il y a souvent des concerts privés avec les grands noms du carnaval. La soirée peut coûter jusqu’à 300 euros ! 

 

La Bossa Nova est un samba acoustique qui se rapproche du jazz, née dans les années 50 dans la zone sud de Rio, ces grands compositeurs sont mondialement connus : Joao Gilberto,Tom Jobim et bien sur, Vinicius de Moraes avec la chanson légendaire « Garota de Ipanema ». Mais les concerts de Bossa Nova sont rares aujourd’hui, c’est surtout la musique qui a lancé la MPB.

 

La MPB, ou Musique Populaire Brésilienne est née de la deuxième génération de la Bossa Nova, dans les années 60. La musique est douce et travaillée. Elle dénonce les abus du pouvoir sous la dictature et son grand représentant est Chico Buarque. Elle concerne aussi le mouvement artistique Tropicalia avec notamment les Novos Baianos et Caetano Veloso dans les années 70, et un peu plus tard apparaissent les références de la MPB rock/soul comme Tim Maia, Gilberto Gil, Jorge Ben Jor... Aujourd’hui encore, les grands tubes sont repris à chaque fête, et toutes les générations continuent de vénérer ce genre. 

 

Le Funk Carioca est une musique des années 90 venant des favelas de Rio. Il s’agit d’un rap électronique dont les paroles font l’apologie du crime et du sexe… A prendre au second degré ! Comme le samba des années 20, il n’est pas le bienvenue en dehors de la favela, même si beaucoup de brésiliens apprécient son beat saccadé et envoutant, mais en secret… !

 

Enfin, les brésiliens sont très ouverts aux autres musiques internationales et il est facile de trouver un concert de jazz, de rock  voire de cumbia dans les rues de Rio !

 

Nota Bene : La Capoïera est un art martial mêlée à une danse et à la musique typique de la région de Bahia et d’Afrique noire.

 

 

7/ Rio, Capitale incontestable du Carnaval et du Jour de l’An


Le Carnaval à Rio est exceptionnel et grandiose : venez juger par vous mêmes, vous ne comprendrez que si vous le vivez! Les festivités durent 5 jours et débutent officiellement le vendredi pour finir dans la nuit du mardi. En fonction du calendrier catholique, il a lieu au mois de février ou mars, mais le pré carnaval commence lui dès le mois d'octobre! Pendant ces 5 jours de fête, la ville s'arrête complètement... vous vous trouvez dans le seul pays au monde où l'on octroie 3 jours de congés dédiés à la fête ! Véritable défouloire, le Carnaval permet de décompresser et d’oublier les tracas de la vie, de se retrouver entre amis et de ne pas se prendre au sérieux pendant quelques jours. Il est important de faire sa réservation le plus tôt possible car la demande est très forte!

 

Nota Bene : à partir du mois d’octobre, nous vous donnerons les lieux des répétitions des écoles de samba et des blocos, ainsi vous pourrez avoir un très bel apercu du Carnaval

 

Il y a 2 carnavals à Rio. Le premier et le plus connu, est celui du défilé des écoles de samba au sambodrome, cette avenue près du Centre de 800 mètres bordée de tribunes accueillant 80 000 spectateurs, construit en 1984 par le célèbre architecte Oscar Nieyemer. 40 écoles vont défiler fièrement après s'être entraînées pendant 6 mois. Il y a plusieurs divisions en fonction de la taille de l'école, dans le premier groupe, 6 grandes écoles défilent le dimanche, les 6 autres le lundi. De 21h à 6h du matin, vous verrez environ 25 000 personnes débordantes de joie et d'énergie danser et chanter, vêtues d'un sublime costume et accompagnées de chars spectaculaires et magnifiquement décorés en accord avec le thème choisi. Les résultats sont annoncés dès le mercredi, toute la ville retient alors son souffle et la bière coule à flot dans la Quadra du vainqueur jusqu'au petit matin. Tout ça pour la gloire et l'amour de son école! En effet les participants ne touchent aucune somme d'argent. A noter que toutes les écoles de samba viennent des favelas, qui sont aussi le berceau de cette musique (depuis les années 20).

Nota Bene : nous pouvons vous fournir des billets pour le défilé à un prix intéressant, contactez nous.

 

Le deuxième Carnaval est celui des “Blocos”, ces groupes de musiques qui jouent dans la rue, dans tous les quartiers. On compte environ 50 blocos par jour, et ce dès l’aube. Il s’agit surtout de percussions et fanfares jouant les “marchinhas”, des petites chansons populaires aux paroles festives, que tout carioca connaît par coeur. Tout le monde est bienvenu pour participer aux blocos, venez déguisés et soyez créatifs! C’est avec ces défilés gratuits et leur superbe ambiance que vous sentirez vraiment la magie du carnaval. Relèverez vous le challenge de se mêler à la foule dès 7h du matin en plein soleil, trinquant avec les Pirates, les Indiens, les Cléopatres et Pharaons, les Spidermens et autres Batman… ?! Faites le plein d’énergie la semaine précédente, vous passerez une semaine épuisante, mais inoubliable !

 

Quant au jour de l’an, c’est l’autre grand moment de l’année que toute la ville attend ! Plus d’un million de personnes se massent sur les 4 km de plage de Copacabana pour assister, tout vêtu de blanc, tradition oblige, aux magnifiques feux d’artifice ! Alors que la plage s’embrase, les gens hurlent de joix et s’embrassent pour se souhaiter la nouvelle année, c’est très bon enfant et familial, l’énergie positive est contagieuse… bienvenue au Brésil pour votre premier jour de l’année ! Les plus motivés assistent aux feux dans l’eau, tandis que d’autres offrent à la déesse de la mer Jemanja, de beaux bouquets de fleurs. Comme il fait chaud à cette époque, personne n’est pressée de quitter les lieux, des concerts gratuits sont organisés par la ville. Le quartier est complètement interdit à la circulation à partir de 20h, on s’y rend à pied ou en métro, mais il est nécessaire d’acheter son billet à l’avance et de choisir son créneau horaire. Comme pour le carnaval, il faut impérativement réserver son hébergement à l’avance.

 

 

8/ Se déplacer en transports à Rio 

 

Il existe toute sorte de transports pour se déplacer à Rio : bus, BRT, métro, VLT, bonde, trains, bateau, mototaxi, vans, téléphériques et funiculaires, taxis, Uber, vélos… pour autant, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. La faute à un grand défaut d’information, réel problème dans le pays d’une manière générale (démarches administratives, informations touristiques, panneaux de signalisation, vie de tous les jours …). Oublier la belle carte qui regroupe les différents moyens de transports !  Les transports en communs sont privés, ainsi le réseau du métro est indépendant de celui des bus, lui-même composé de compagnies différentes… cela veut aussi dire qu’à chaque fois qu’on prend un bus ou un métro, il faut payer son titre de transport à l’unité, il n’y a pas de carte d’abonnement avec de réduction. Le budget transport est vite conséquent, pour les touristes mais surtout pour les Cariocas, qui utilisent souvent une carte prépayée.

 

Les bus ou « onibus » sont fréquents et on les trouve un peu partout, seulement, il n’existe aucun plan et une fois dans un bus, il n’y a pas d’indication sur son trajet précis. A l’avant du bus un panneau lumineux annoncera les quartiers traversés, mais vous n’aurez pas de détails sur les rues empruntées. Vous allez pouvoir mettre à l’épreuve vos bases de portugais avec le chauffeur ou le cobrador, la personne qui encaisse les 3,80 reais et qui vous invite à passer la roulette rouge. Les arrêts de bus sont souvent signalisés avec un simple petit icône de bus en bleu il y a rarement des abris, parfois on trouve quand même le numéro des lignes qui passent par l’arrêt. Les bus affichent parfois l’indication « BRS », qui signifie Bus Rapid Transfer. Ce dispositif regroupe les bus pour qu’ils ne s’arrêtent pas tous au même endroit. Ainsi si vous êtes à l’arrêt BRS1 mais que votre bus indique BRS2, dirigez vous à l’arrêt suivant ! Cela concerne surtout les quartiers de Copacabana et d’Ipanema. Vous risquez d’être surpris par la vitesse à laquelle les bus roulent : accrochez vous…

 

 Avec les JO 2016, les « BRT » ont fait leur apparition : les Bus Rapid Transfert sont de longs bus articulés qui bénéficient d’un couloir unique, ils sillonnent la ville et sont donc plus rapides. La Transcarioca relie l’aéroport international au quartier de Barra da Tijuca (où se trouve le village olympique), le Transbrasil va de la Rodoviaria à la zone nord via l’avenue Brasil, qui est la voie d’accès principale quand on vient de Sao Paulo, la Transolimpica va du village olympique au site de Deodoro dans le Nord, et la Transoeste couvre tout le quartier de Barra da Tijuca jusqu’au quartier très éloigné de Vargem Grande, tout à l’ouest de Rio. Cependenant, aucun ne passe dans le Centro ou la zone sud, vous n’êtes pas amené à les emprunter. Vous payez votre ticket dans la station BRT avant d’entrer sur la plateforme d’embarquement. Enfin, les bus bleus REAL assurent la liaison entre l’aéroport international et la Zone Sud, en passant par la Rodoviaria, l’aéroport Santos Dumont et le Centro. Le tarif est de 15 reais.

 

Le Métro relie la Zone Nord à la Zone Sud en traversant le centre ville, une branche part du quartier de Tijuca (terminal Uruguay). Climatisé, propre et sûr, il est aussi très rapide. Le tarif est de 4,10 reais, vous pouvez obtenir une carte prépayée très facilement aux bornes automatiques, à privilégier si il y a la queue à la billeterie. Quant à la ligne 4, c’était la condition sinequanone imposée par le CIO pour que Rio puisse organiser les JO de 2016. Ses six nouvelles stations permettent de rejoindre Barra da Tijuca depuis Ipanema, en passant par les quartiers de Leblon, Gavea et Sao Conrado. Vous remarquerez sur le plan du métro l’intitulé « Métro da Superficia », qui est un bus dans le prolongement de la ligne, notamment à partir de la station de Botafogo. Il vous permet de rejoindre le quartier du Jardin Botanique. Il n’y a pas de surcoût mais au guichet, il faut bien spécifier que vous prenez ensuite le métro da superficia, l’employé vous donnera un ticket à présenter quand vous monterez dans le bus bleu. Le métro fonctionne de 5h à 00h du lundi au samedi, et de 7h à 23h les dimanches et jours fériés.

 

Le « VLT » est la grande vedette des JO de 2016, le Véiculo Leve sobre Trilhos est le tramway flambant neuf d’Alstom qui couvre tout le centre ville, il permet entre autre d’aller de la Rodoviaria (terminal de bus) à l’aéroport domestique de Santos Dumont, en passant par la principale artère du Centro, la Rio Branco. Le tarif est le même que pour le bus et il faut se fournir son titre de transport avant de monter.

 

Le Bonde est le célèbre tramway jaune qui affronte les pentes du quartier de Santa Teresa, il part en plein cœur du Centro, derrière la catédrale,

 

Les trains de banlieue partent de la grande gare Central (mondialement connue avec le film de Walter Salles, « Central do Brasil », 1998) pour aller aux 4 coins de la Zone Nord et de la périférie de Rio. Les trains de la « supervia » permettent de parcourir de grandes distances rapidement, les horaires de rush sont à éviter. Le tarif est de 3,70 reais. A noter qu’il n’y pas de trains entre les villes au Brésil.

 

La station des Barcas (bateaux) se trouve à la Praça XV dans le Centro. L’agréable traversée de la Baie de Guanabara vous amènera à Niteroi en 15 minutes. C’est la ville voisine et jumelle de Rio, située sur l’autre rive, avec notamment les œuvres de l’architecte Oscar Nieyemer. Vous pourrez aussi vous rendre sur la belle île de Paqueta, tout au fond de la baie, compter 80 min de trajet. Le tarif est de 5,60 reais. Les bateaux naviguent de 6h30 à 23h.

 

Vous trouverez des stations de Mototaxis aux pieds des nombreuses collines, pratiques et rapides, ils vous amènent droit au but ! Les prix sont fixes et varient en fonction de la destination et de la station. Un casque vous est fournit et il est obligatoire. Les mototaxis sont surtout utilisés pour les montées et pour palier au manque de transports dans certaines parties de la ville, comme les favelas.


Les Vans blancs VW ont un peu la même fonction que les mototaxis, même si ils sont plus rares ils rendent bien service quand on est chargé de courses ou quand les bus se font rares, la nuit venue.

 

De part le relief de la ville, on trouve même des Téléfériques à Rio ! Celui du Complexo do Alemao, dans la Zone Nord, est composé de cinq stations et il permet aux habitants de ce grand complexe de favelas de rejoindre la station de train « Bonsucesso » en quelques minutes, pour ensuite aller jusqu’à la gare Central. Construit par le français Poma, ce sont les mêmes cabines que dans les Alpes !  Mais pas de neige à l’horizon, juste un incroyable océan de briques rouges, aves les caisses bleues des réservoirs d’eau sur les toits ! Il y en a un deuxième de deux stations, juste derrière Central, qui va au sommet de la favela de Providencia, première favela de Rio. D’autres favelas sont elles équipées de Funiculaires, ou « plano inclinado », comme celle de Dona Marta à Botafogo ou encore à Pavao-Pavaozinho à Copacabana. La favela de Cantagalo est elle accessible avec un grand Ascenseur depuis la station de métro General Osorio. Ce dernier est gratuit, comme les funiculaires. 

 

Il y a environ 35 000 Taxis à Rio, à savoir, il y en a partout et à toute heure! Jaunes et avec une barre bleue au milieu, ils sont facilement reconnaissables, par contre on ne sait jamais si ils sont disponibles ou pas, l’indication Taxi en vert ne veut pas forcément dire qu’ils sont libres ! Si le chauffeur vous fait un signe étrange de la main que vous interprèterez comme “taisez-vous!” dans un premier temps, cela veut en fait dire “désolé je suis occupé”! Les taxis sont plutôt bon marchéLe tarif 2 (20% en plus) est pratiqué à partir de 21h, les dimanches et jours feriés, en montée et pendant tout le mois de décembre de jour comme de nuit, il s’agit du treizième mois de la profession. Il est courant que le chauffeur arrondisse le tarif au plus proche du chiffre entier, peu importe si il y gagne ou pas. Si un taxi essaie de négocier la course à un prix fixe, pas d’énervement, on sort et on prend le suivant. Aussi il arrive que certains taxis soient récalcitrants pour monter à Santa Teresa, les rues pentues et pavées les découragent, ils consomment trop de carburant, et parfois ils ne connaissent tout simplement pas assez le quartier ! .

 

Le service Uber existe à Rio et il connaît un grand engouement. Pratique et un peu moins cher que les taxis, il requiert cependant une connexion internet WiFi ou 4G. Au regard du grand nombre de taxis, on peut néanmoins s’en passer. A noter que les Uber n’ont pas le droit d’approcher l’aéroport !

 

Enfin, le Vélo est de plus en plus utilisé car la ville a réalisé de grands efforts pour développer le réseau de pistes cyclables, qui va du Centro jusqu’aux plages du quartier de Recreio, soit 50km de pistes au bord de la mer ! A l’instar des vélibs Parisiens, vous trouverez de nombreuses stations de vélos en libre service, les « Bike Itau » oranges. Malheureusement, le système est peu pratique pour l’utilisateur car il est nécessaire d’avoir un numéro de téléphone brésilien et un smartphone avec une connexion internet pour débloquer le vélo… Par contre, vous pourrez facilement louer des vélos, nous vous indiquerons des boutiques fiables et bon marché. 

 

 

9/ Se déplacer au Brésil : Avion, Bus, Location de Voiture

 

L’avion est à privilégier pour les grands déplacements. Le Brésil est tout de même le 5ème plus grand pays du monde avec 8 millions de km², soit 17 fois la France. Les vols intérieurs ne sont pas trés chers si vous arrivez à prendre vos billets à l’avance. Les compagnies GOL, TAM, AZUL ou encore AVIANCA vous permettent de sillonner l’ensemble du pays pour moins de 100 euros. Vous pouvez acheter vos billets via les sites classiques français comme Expedia ou Opodo. Les vols les plus demandés depuis Rio sont Foz de Iguaçu et Salvador. Vous serez souvent amenès à faire escale à São Paulo ou Brasilia, hubs de toutes les compagnies avec Rio.

 

Il est très simple de se déplacer en bus au Brésil, très confortables et spacieux, ils sont équipés du WIFI et de l’air conditionné (il peut faire très froid, pensez à voyager couvert!). Dans n’importe quelle ville, il vous suffit de vous rendre à la “Rodoviaria”, le terminal de bus. Comptez 6h de trajet entre Rio et São Paulo (90 reais), 4h20 entre Rio et Paraty avec la Costa Verde (70 reais), 7h entre Rio et Belo Horizonte ou Ouro Preto (80 reais). Il n’est pas toujours simple de réserver son billet via le site de la compagnie de bus (“viação” en portugais), essayez de les acheter à une agence de voyages pour éviter de vous rendre au terminal. Pour Ilha Grande, nous vous conseillons de passer par l’agence www.easytransferbrazil.com.br (95 reais par personne).

 

Louer une voiture au Brésil n’est pas très onéreux, pour moins de 100 reais vous avez une voiture classique 5 places avec air conditionné et kilométrage illimité. Le site Rentcars.com compare les prix des différentes agences, il est fiable et efficace. Il n’est pas nécesaire de louer une voiture pour votre séjour à Rio, il y a beaucoup de bus et taxis et stationner peut s’avérer compliqué, comme dans toutes grandes villes. De plus, sachez que c’est tolérance zéro pour l’alcool au volant, vous êtes passible d’une amende de 800 euros et d’un retrait immédiat de permis même pour une bière... L’âge minimum pour louer une voiture est de 21 ans et le permis français est suffisant. Attention sur la route, il semble que tous les Brésiliens soient les descendants d’Ayrton Senna ! Nous vous conseillons de louer un GPS ou de bien télécharger les cartes sur votre smartphone, car la signalisation est loin d’être claire, quand il y en a…

 

 

10/ Petites règles de Savoir-Vivre & particularités Cariocas

 

- Le papier toilette est à jeter dans la poubelle prévue à cet effet, non pas dans la cuvette. C'est une habitude à prendre!

 

- Ne surtout pas se moucher en public ! C'est le summum de l'impolitesse pour un brésilien ! En revanche vous pouvez renifler bruyament, ça ne pose pas de problèmes !

 

- A partir de 22h, il est autorisé de ne pas respecter certains feux de signalisation. D’une manière générale, la voiture est reine à Rio, et pas le piéton, soyez vigilants. Et beaucoup de feux mettent un temps fou pour passer au vert pour les piétons, soyez patients !

 

- Il est interdit de fumer en extérieur même si vous êtes en dessous d’un toit, que ce soit un parasol, une bâche, un store ou une terrasse couverte… Aussi ne jetez jamais votre mégot par terre (ou autre chose), la Police de la Propreté, la « Lixo Zero », veille et vous êtes passible d’une amende de 50 euros … Vous remarquerez que malgré le faible coût du tabac, très peu de brésiliens fument. Il est souvent possible d’acheter une cigarette à l’unité.

 

- Les dimanches et jours fériés, place aux loisirs ! Ainsi l’avenue qui longe les plages de Copacabana et Ipanema est fermée à la circulation, elle devient alors une grande piste de jeux, de roller, de skate, de vélo… Tout comme la voie rapide appelée « Aterro » qui longe la plage de Flamengo (entre Botafogo et le Centro). A 18h la circulation automobile reprend ses droits !

 

- Pour améliorer la fluidité du trafic aux heures de pointe, les avenues des plages de Sao Conrado, Ipanema et Copacabana sont à sens unique, direction le Centre, entre 6h et 10h. Attention à bien regarder du bon côté quand vous traversez la route, les véhicules viendront de droite et non de gauche quand vous vous rendez à la plage ! Les feux de signalisation sont dans les deux sens et suivent le tempo !

 

- Sur les ondes, tous les soirs de la semaine, la « Voz do Brasil » interrompt les programmes de toutes les radios à 19h, et ce pendant une heure ! Ce programme du gouverrnement donne les dernières grandes nouvelles depuis Brasilia, c’est le journal de la nation, qui date de l’époque de Getulio Vargas, soit le plus ancien programme radiophonique du continent !

 

- Eviter de critiquer le Brésil, ses dysfonctionnements ou ses inéaglités devant les brésiliens, même si vous avez raison et même si il s’agit de bons amis, ils peuvent se vexer et le prendre comme une forme d’arrogance.  Quant à la politique brésilienne, elle est assez complexe voire insaisissable, le clivage gauche / droite n’existe pas au même sens qu’en Europe. Les brésiliens sont fiers et patriotes, même si ils sont conscients des maux de leur société.

 

- En sortant du taxi, claquer la porte le plus doucement possible, les taxis ont horreur quand le client claque trop fort la porte !

 

 

11/ Les attraits touristiques à Rio

 

Si le Christ et le Pain de Sucre sont les deux  grandes stars de Rio, la ville regorge d’autres curiosités et centres d’intérêts. La Cidade Maravilhosa, c’est avant tout un site géographique hors du commun et une végétation luxuriante omniprésente. Mais c’est aussi une atmosphère unique à saisir, et ce en prenant son temps et en s’aventurant en dehors des circuits classiques. Pensez à emporter une pièce d’identité ou la photocopie de votre passeport, les étudiants, les personnes agêes de moins de 21 ans et plus de 60 ans ont souvent le droit à des réductions en présentant un justificatif.

 

Vous pouvez aller au Christ en train à crémaillère, le « trem do Corcovado » part du haut du quartier de Cosme Velho, et monte directement aux pieds du Christ, à 710 mètres d’altitude, à travers la sublime forêt de Tijuca. Le tarif est de 68 reais. S’il y a de l’attente, nous vous conseillons de visiter le très beau petit Musée d’Art Naïf pour patienter, il se trouve à 50 mètres. Le tarif est de 53 reais en baisse saison, 65 reais en haute.  Pour les deux, vous pouvez payer et réserver votre billet sur internet. Pour dominer l’entrée de la baie de Guanabara, direction le sommet du Pain de Sucre, qui monte à 400 mètres d’altitude. Le téléphérique se trouve à la Praia Vermelha, dans le quartier de Urca, il coûte 76 reais. La aussi, possibilité de réservez en ligne. Essayer de faire ces deux grands classiques en semaine pour éviter les touristes brésiliens le weekend.

 

Pour les amateurs de nature et de végétation luxuriante, rendez-vous au très beau Jardin Botanique, l’un des plus anciens du monde, les lundis après midi et le reste de la semaine de 8h à 17h, l’entrée est de 10 reais. Pas très loin, ne ratez pas le Parque Lage et son bel édifice du siècle dernier avec une superbe piscine. Véritable poumon vert, la forêt de Tijuca couvre 10% de la superficie de la ville. Pour bien saisir sa magie et s’imprégner de sa tranquilité, le mieux est de faire une randonnée de 4 heures, qui vous mènera aux sommets du Pico da Tijuca ou du Bico do Papagaio. Il est possible de voir de belles cascades voire de d’y baigner, pensez à emmener votre maillot ! D’autres randonnées sont proposées, toujours avec l’objectif de monter le plus haut possible pour bénéficier d’un point de vue unique : la Pedra da Gavea, le Morro dos Cabritos, la Pedra Bonita, la Pedra do Telegrafo à Guaratiba…

 

Le Centro, mérite une visite d’une demi-journée au moins. Très animé, il concentre le centre Business, Culturel, commerçant et historique. Il vous plongera dans différents univers, entre modernité, architecture coloniale, marché populaire, musées en tout genre (MAM, MAR, Musée du Lendemain, Beaux Arts, Musée Historique National, Centre Culturel de la Banque du Brésil etc), cafés traditionnels, théatres, tours de bureaux, églises… à découvrir en semaine et en journée. Entre Santa Teresa et le Centro, se trouve le quartier nocture et festif de Lapa, véritable rendez-vous des fêtards de Rio à partir du jeudi. Découvrir l’ambiance de la plage le weekend, quand elle est bondée, est un spectacle à ne pas manquer ! Les quartiers très cariocas de Flamengo et du Catete sont agréables à découvrir, on y trouve l’ancien Palais Présidentiel, le Musée de la République et son beau parc, la place Sao Salvador, trèsfréqeuntée en soirée et le weekend, le Parc Guinle, et le Parc et la plage de Flamengo, belle alternative aux plages de Copacabana et Ipanema. Pour bien comprendre la société brésilienne et les contrastes de la ville de Rio, la visite d’une favela s’impose. Ce type de tours vous permet aussi appréhender la ville sous un autre angle, comme on accède rapidement au sommet de la colline via la favela et la forêt. Je vous propose des tours dans plusieurs favelas, telles que Vidigal et la Colline des Deux Frères, Babilonia et le Morro do Leme, Dona Marta à Botagofo, Cantagalo à Copacabana, Rocinha etc. N’hésitez pas à le solliciter. Louer un vélo pour découvrir la ville est vivement recommandé, les nombreuses pistes cyclables vous montreront Rio sous tous ses aspects ! Des tours en bateaux dans la baie de Guanabara sont organisés depuis la Marina de Gloria, ils permettent de voir Rio avec du recul, comme les portugais au 16ème siècle depuis leurs navires! La douce île de Paqueta, située tout au fond de la baie, mérite un détour, sans voitures, elle semble s’être figée dans le temps. Le bateau se prend depuis la Praça XV dans le Centro. Pour faire un saut au Nordeste tout en restant à Rio, rendez vous au Centre Culturel de Sao Cristovao, juste à côté du Maracana, vous y trouverez une myriade de restaurants, des souvenirs typiques et des concerts de forro le weekend. Assister à un match de football au Maracana est aussi une très belle expérience, même pour les non-footeux ! Il est possible de faire un saut en parapente ou delta-plane depuis le Pedra Bonita, vous atérissez sur la plage de Sao Conrado, 500 mètres plus bas ! Le tarif est d’environ 500 reais, nous pouvons vous indiquer un instructeur.

 

Enfin les excursions à la journée et en voiture vous permettront de découvrir les magnifiques plages naturelles et protégées de Prainha, Grumari et Guaratiba, où il est également possible de randonner ou de faire du Stand Up Paddle dans la mangrove, et ce, toujours à Rio (après Barra da Tijuca) ! A noter que se trouve dans cette partie de Rio le très beau site Burle Marx, le grand urbaniste brésilien des années 60, et le Musée Casa do Pontal, grande collection de figurines représentant la vie brésilienne à la campagne. En passant une journée à Niteroi, la ville de l’autre côté de la baie, vous aurez l’occasion de connaître les œuvres de Niemeyer et de très belles plages, la vue sur Rio depuis le Parc da Cidade vous laissera quant à elle, bouche bée ! Enfin, vous pouvez aussi passez une journée à la ville impériale de Petropolis, située à 1 heure de route de Rio, perchée dans les montagnes. Dom Pedro II aimait s’y rendre pour échapper aux chaleurs étouffantes de l’été Carioca. Vous découvrirez le Musée Impérial, le Palais de Cristal, la maison de l’aviateur Santos Dumont ou encore le Palais Quitandinha, le plus grand casino-hôtel du continent dans les années 40.

Bref, il y a de quoi faire à Rio ! je vous conseille de passer au moins 4 jours à Rio pour faire les grands classiques tout en ayant le temps de capter l’énergie et l’ambiance de la Ville Merveilleuse.

 

 

12/ Autour de Rio : Paraty, Ilha Grande, Buzios

 

La côte au sud de Rio, qui descend vers le littoral de Sao Paulo, est sublime. La Costa Verde est une sucession de plages sauvages où des collines verdoyantes se jetent dans une douce harmonie. Ilha Grande est un petit paradis, située à 2h de route et 1h de bateau, il n’y pas de routes et l’île est traversée par de nombreux sentiers, vous permettant de vous ballader dans la Mata Atlantica d’origine et d’atteindre une trentaine de plages protégées. L’agence easytransferbrazil.com.br est pratique, le van vient vous chercher à votre hébergement et vous amène directement au port le plus proche où un bateau vous attend.

 

Située à la fin du chemin de l’or partant du Minais Gerais,  Paraty est une superbe ville coloniale d’où étaient exportées les matières précieuses pour le Portugal. Comme la route goudronée qui mène à Paraty date des années 70, la ville est très bien préservée et fais partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. De plus, sa côte est elle aussi magnifique et il existe de très beaux chemins de randonnée vous menant aux petits villages de pêcheurs comme Ponta Negra ou Pouso de Cajaiba. Le Saco de Mamangua est une véritable perle, c’est un bras de mer de 8km qui s’enfonce dans les terres, tout un écosystème s’est développé sur ces rives, unique au monde. Axel connaît très bien la région et peut vous organiser cette excursion de plusieurs jours. La compagnie de bus Viaçao Costa Verde vous emmène à Paraty en 4h20, départ toutes les heures depuis la Rodoviaria Novo Rio (80reais).

 

Buzios est une petite ville balnéaire située à 3h de route de Rio au nord, lancée par Brigitte Bardot dans les années 60, elle gagne très vite le surnon de « St Tropez brésilien ». Une quinzaine de belles plages et criques entourent cette presqu’île où la fête bat son plein pendant l’été brésilien, hors saison c’est plutôt calme. Les villes de Cabo Frio et Arraial do Cabo  sont à quelques kilomètres, vous y trouverez également de jolies plages et des centres de plongée.

   

 

13/ Argent : Cartes de Crédit, Retraits, Change

 

Toutes les banques n’acceptent pas les cartes étrangères et les plafonds sont vite atteints (800 reais par jour en principe). Il est difficile de retirer aux guichets des banques Caixa, Santander, Itaú. En revanche pas de problèmes avec Banco do Brasil et Bradesco jusqu’à 22h, et aux automates “Banco 24 Horas” qui fonctionnent toute la nuit, on les trouve dans les stations services et les commerces ouverts la nuit comme certaines pharmarcies (attention à la commission supplémentaire). D’une manière générale, il est préférable de payer en carte bancaire pour les grosses sommes. Mastercard et Visa sont acceptées partout, ce qui est moins le cas pour Amex et Diners.

Le billet le plus élevé est le billet bleu turquoise de 100 reais (25 euros), essayer de le casser au plus vite, par exemple à la caisse d’un supermarché, les taxis et bus refusent souvent de le prendre. C’est déjà plus facile avec le billet de 50 reais, mais là aussi il est difficile de l’utiliser pour régler des petites sommes. Quant au tout petit billet vert de 1 real, plus personne ne l’accepte mais il porte bonheur, garder le précieusement au fond de votre porte monnaie !

Nota Bene : 1 real / des reais !

Pour le change, éviter de de le faire en France et à l’aéroport, les taux sont moins intéressants que dans les bureaux de change à Copacabana, dans le Centro ou au Largo do Machado. Changer juste 50 euros à votre arrivée à l’aéroport si vous n’avez aucun real en poche, histoire de régler le taxi et d’assurer vos premières dépenses.

 

 

14/ Climat à Rio

 

Pendant l’été carioca, entre décembre et mars, il fait trés chaud et humide, le thermomètre frole souvent les 40 degrés ! Pensez à vous couvrir la tête et à bien s’hydrater pour éviter l’insolation. La crème solaire est indispensable, même si vous vous exposez quelques minutes. Même par beau temps, il est fréquent que de violents orages éclatent en fin d’après midi, inondant et paralysant la ville en quelques minutes! Prenez votre mal en patience, ça finit toujours par s’arranger… A partir du mois d’avril, il fait plus « frais » et plus sec ce qui rend le temps plus agréable, et ce jusqu’au mois de septembre / octobre. Ainsi vous profiterez de Rio sous un beau ciel bleu et 25 degrés en moyenne, par mauvais temps ça ne descendra pas en dessous des 15 degrés. L’occasion pour les brésiliens de se vestir de leurs plus belles écharpes, bonnets, gants… histoire de se sentir un peu dans l’hemisphère nord ! Les pluies sont courantes au mois de novembre, c’est la transition vers l’été. Quoi qu’il en soit, vous pourrez apprécier le rooftop et la piscine de la Casa 48 presque toute l’année !

 

 

15/ Un pays aux religions diverses

 

De part sa composition ethnique et son histoire, le Brésil est une terre de nombreuses croyances et religions. Les références à Dieu sont courantes dans la vie de tous les jours. Le pays est tout de même un pays laïc.

Avec un peu plus de 120 millions de fidèles, le Brésil reste le pays le plus Catholique au monde, héritage direct de la colonisation portugaise. Les premiers édifices batis par les portugais étaient les monastères de Sao Bento et de Santo Antonio à Rio, ou encore celui de Santa Teresa, qui a donné le nom au quartier. La Cathédrale Métropolitaine de Rio, inaugurée en 1976, a une architecture atypique et suprenante, elle reprend la forme des pyramides pré-colombiennes. Afin de retenir ses fidèles, le Vatican choisit la ville de Rio pour organiser les JMJ en 2013. La deuxième religion est le Protestantisme. Elle a vu naitre ces dernières années de nombreuses églises Evangéliques, pentecôtistes et néopentecôtistes, qui accueillent de plus en plus de croyants. Elles ont su développer leur présence dans toutes les villes brésiliennes et les quartiers défavorisés (dont les favelas).. Le Spiritisme est lui aussi de plus en plus populaire, c’est le français Alain Kalder avec son livre « Livre des Esprits » qui a lancé cette croyance,  le nombre de participants en font le premier pays de cette doctrine. Les esclaves africains ont adapté le Vaudou de leur terre d’origine avec les rites catholiques pour pouvoir continuer à pratiquer, il s’agit du Candomblé et de l’Umbanda, très répandus dans le pays, surtout parmi la population noire. Ces religions font appel aux « orixas », ces divinités afro-américaines introduites par la traite des Noir. Il convient aussi de souligner le Chamanisme, qui lui concerne les rites indigènes et qui utilise la fameuse plante de l’ayahuasca pendant ses réunions. La communauté judaïque est quant à elle la neuvième plus importante dans le monde. Enfin, parmi cette myriade de religions, 8% des brésiliens se déclarent tout de même « sans religions », ce qui ne veut pas dire qu’ils ne croient pas en une force supérieure pour autant !

 

 

16/ Prises électriques et courant

 

Les prises au Brésil sont au 110V, et vos chargeurs de téléphones ou tablettes sont compatibles 220V et 110V. Il n’y a pas besoin d’adaptateur pour les prises (par rapport aux françaises). Le seul souci est pour vos sèche-cheveux.

 

 

17/ Sécurité

 

Contrairement à ce que peuvent laisser penser bon nombre de guides ou médias, le Brésil et Rio sont loins d’être aussi dangereux, les clichés ont la vie dure ! Installés depuis 7 ans à Rio, nous nous y sentons parfaitement bien. Cependant, comme dans toute grande ville qu’on ne connaît pas, il convient de prendre certaines précautions pour éviter les désagréments, sans tomber pour autant dans la psychose! (bijoux à laisser à l’hôtel, appareil photo rangé une fois la photo prise etc). Si par malchance vous êtes confronté à un incident, il ne faut surtout pas résister. Il faut éviter le centre ville les week-ends et après 21h, complétement désert. On sera vigilant à Lapa en journée car il n’y a pas grand monde à ce moment la. Quant au danger des favelas, il est exagéré car cela concerne certaines d’entre elles (il y a 950 favelas à Rio) et la violence concerne les acteurs du trafic de drogue (traficants, policiers, et policiers corrompus). Il ne faut pas généraliser l’habitat de près d’un quart de la population de Rio, beaucoup d’entre elles s’apparentent plutôt à un petit village.

 

 

18/ Le C.P.F.

 

Ce numéro de Cadastro de Pessoa Fisica enregistre et trace les moindres faits et gestes de tous les brésiliens et des résidents ! Que ce soit pour un examen, un vote, un achat d’un billet d’avion, d’une carte SIM, ou d’um frigo, le CPF est systématiquement demandé! Si il est difficile de vivre sans CPF quand on passe plusieurs mois au Brésil, vous devriez vous en sortir avec votre numéro de passeport si vous n’y passez que quelques semaines. Mais si vous en avez besoin, le CPF s’obtient assez rapidement via certaines agences de La Poste (“Correios”), même sans visa. Il faut par contre donner une adresse.

 

 

19/ Soins de Santé, Vaccins et moustiques

 

En cas d'urgence, rendez vous à un établissement privé, comme le Copa d'Or à Copacabana. Les soins sont chers et à payer directement, mais de qualité. Votre assurance vous remboursera une fois que vous lui aurez adressé votre dossier avec le diagnostic et les factures. Les établissements publics sont gratuits pour tous, mais il se peut que l'attente soit longue et que les équipements ne soient pas à la hauteur. Il n’y a pas de réseau de médecins généralistes comme en France au Brésil, il faut se rendre dans les centres de santé du gouvernement (les « Centro de Saude ») ou dans les cliniques et hopitaux privés.

Aucun vaccin particulier n’est requis pour Rio et le sud du Brésil. Si vous allez dans le Nord et en Amazonie, il est recommandé de faire celui de la Fièvre Jaune. Il n’y pas de vaccins pour la dengue et et le zika. Ces deux derniers sont connus car très médiatisés, si il reste assez rare de se faire piquer par les moustiques porteurs de dengue et zika, mais il n’y a pas de risque 0. Il ne faut pas penser que tous les cariocas en ont déjà souffert, la population atteinte de ces virus est de l’ordre de 0,5%. Et ce n’est pas à Rio qu’on trouve le plus de moustiques, mais plutôt dans le Pantanal (où ces virus n’existent pas d’ailleurs), dans le Nord et sur la côte de Sao Paulo. La période où les moustiques sont le plus présent est mars/avril.

 

 

20/ Shopping à Rio

 

La ville n’est pas forcément réputée pour son shopping, mais vous trouverez des articles originaux et de l’artisanat local dans de nombreuses foires les weekends que nous indiquons sur le tableau des infos du jour ! Lieux de vie à part entière, les centres commerciaux comme le Rio Sul, le Botafogo Praia Shopping, le Shopping do Leblon, sont composés des grandes enseignes internationales comme Zara, C&A, et brésiliennes comme Osklen, Taco... Mais les prix ne sont pas beaucoup moins chers qu’en Europe. On retrouve la plupart de ces boutiques sur l’avenue Visconde de Piraja à Ipanema. Si vous cherchez une ambiance 100% carioca, rdv au numero 33 de la rua Santa Clara à Copacabana, cet immeuble a été transformé en shopping avec de petites boutiques sympathiques. Pour la gente féminine, la fameuse boutique Farme se situe dans le centre et à Ipanema. On trouve de tout et de rien dans le marché populaire de Uruguaiana ou « Saara » dans le Centro, notamment des tongues, des paréos ou des tshirts de football falsifiés ! Pour les souvenirs, un marché a lieu tous les jours sauf le samedi au niveau du poste de secours numéro 5 à Copacabana à partir de 17h. Le dimanche, rdv sur la place General Osorio à Ipanema, de 10h à 18h, de nombreux exposants vous proposent des bijoux, tableaux, sacs etc. Une belle brocante a lieu tous les samedis matins à la Praça XV dans le Centro, et le premier samedi du mois la foire traditionnelle de la rue de Lavradio à Lapa attire de nombreux badauds. A Santa Teresa, les boutiques du Largo dos Guimaraes proposent de beaux produits de décoration, véritables petites œuvres des artistes du quartier. La foire « Sao Cristovao » vous plonge dans l’ambiance du Nordeste avec ses produits typiques, ses hamacs bons marchés, ses nombreux restaurants et concerts de forro le weekend. Enfin, pour les articles plus alternatifs, il y a la Fabrica Bhering dans le Centro, paradis des Hypsters ! Il s’agit d’une ancienne usine de chocolat reconvertie en centre culturel et boutiques en tout genre.  

"o Rio de Janeiro continua lindo..." 

       Tim Maia

 

 

"Cidade maravilhosa, cheia de encantos mil...

official anthem of Rio 

 

"a pesar de você, amanhã há de ser outro dia" Chico Buarque

 

"eu pergunto com que roupa, com que roupa... eu vou?" 

Noel Rosa

 

"quero assistir ao sol nascer, ver as águas do rio correr..."

Cartola 

 

"nessa cidade, todo mundo é d'oxum, homen, menino, menina, mulher"

Davi Moraes

 

"não deixe o samba morrer, não deixa o

samba acabar"

Maria Rita 

 

"eu só quero é ser feliz, andar tranquilamente na favela onde nasci"

Cidinho e Doca