PETIT GUIDE RIO AUTÊNTICO 

écrit par Axel Lahaye, tous droits réservés

 

S O M M A I R E 

1/ Sécurité : 5 recommandations capitales

2/ Les Brésiliens, la culture de la “tudo bem attitude” et du “jeito brasileiro”

3/ La Plage, mode d’emploi 

4/ Le pays du Futebol et du Maracanã 

5/ Alimentation & Restauration 

6/ Caïpirinha, Caïpivodka, ou Cerveja ?

7/ La musique et les rythmes 

8/ Rio, Capitale incontestable du Carnaval et du Jour de l’An 

9/ Se déplacer en transports à Rio 

10/ Se déplacer au Brésil : Avion, Bus, Location de Voiture 

11/ Petites règles de Savoir-Vivre & particularités Cariocas 

12/ Les attraits touristiques à Rio 

13/ Autour de Rio : Paraty, Ilha Grande, Buzios p

14/ Rio, ville de sport en plein air 

15/ Le climat à Rio 

16/ Un pays aux multiples religions 

17/ L’Histoire du Brésil en quelques lignes et politique récente 

18/ Argent (Cartes de Crédit, Retraits, Change) 

19/ CPF, Téléphonie, Prises électriques, courant 

20/ Soins de Santé, Vaccins et Moustiques 

21/ Numéros utiles 

22/ Shopping à Rio, idées cadeaux 

 

1/ Sécurité : 5 recommandations capitales

Je commence ce Petit Guide sur la sécurité, non pas pour vous effrayer mais plus parce que si vous devez lire qu’un chapitre de ce modeste ouvrage, je préfère que ce soit celui ci afin que vous passiez un bon séjour en évitant tout désagréments ! Contrairement à ce que peuvent laisser penser bon nombre de guides ou médias, le Brésil et Rio sont loin d’être aussi dangereux qu’on l’imagine, les clichés ont la vie dure : venez l’esprit tranquille, il est au final très rare que les touristes se fassent enquiquinés ! Installé depuis 11 ans à Rio, je m’y sens toujours aussi bien. Je ne m’amuserais pas à y vivre depuis si longtemps si la ville était véritablement un coupe-gorge à tous les coins de rue, ni à vous la faire découvrir sous tous ses angles ! Cependant, Rio reste une grande ville d’Amérique du Sud et comme dans toute grande ville qu’on ne connaît pas, il convient de prendre certaines précautions pour éviter les ennuis, sans tomber pour autant dans la psychose.

1/ LA PLAGE : on y redouble de vigilance, 80 % des vols ont lieu sur le sable ! Ainsi il ne faut JAMAIS laisser ces affaires sans surveillance, que ce soit quand on va se baigner ou qu’on soit étendu sur son paréo en train de bronzer ! On ne met pas ses affaires derrière soi, ni à ses cotés mais entre ses pieds si vous êtes assis, sous votre tête si vous êtes allongés ! J’insiste ! En pleine journée, il est très rare de se faire agresser. Le danger #1 est de se faire dérober ses affaires en douce par des pseudos vendeurs ambulants qui sont en fait des pickpockets très doués. Ces véritables professionnels vont auront repérés en avance et de loin: vous n’y pouvez rien, en tant que touristes vous ne passez pas inaperçus et vous êtes une proie facile ! Ils sont souvent 2, quand l’un détourne votre attention en vous proposant des lunettes de soleil l’autre recouvre les paréos qu’il vend sur vos affaires et hop le tour est joué ! Même si vous êtes en groupe, même si vous êtes entourés d’amis aux gros bras il faut être très attentif. Le mieux est encore de venir sans vos téléphones et objets de valeurs, venez juste avec un peu d’argent si possible. Il est recommandé de louer une chaise et un parasol et de consommer votre soda ou bière auprès du même vendeur, ceux qui tiennent les grandes tentes numérotées. En étant son client et en jouant le jeu de consommer avec lui, vous serez vite sous sa « protection », vous payez votre note en partant.

Le soir, passé 21/22h l’été, 19h l’hiver : on évitera de se balader au bord de mer d’Ipanema, bien moins fréquenté que celui de Copacabana qui rassemble nombre de vendeurs de souvenirs et d’artistes. D’une manière générale, la nuit à Rio, il faut éviter au maximum de se retrouver seul quelque part ! Auquel cas, mettez vous en alerte et tachez de sortir de la zone rapidement en prenant le premier taxi qui passe. Cherchez toujours à être entourés de locaux.

2/ OBJETS DE VALEURS (bijoux, gourmettes, colliers, montres…): laissez les à votre hôtel, voire chez vous avant de partir, c’est encore mieux ! Nul besoin de sortir avec son passeport, une photocopie ou une photo sur votre téléphone suffira en cas de contrôle (très très rare) ou pour bénéficier de réductions dans certains sites touristiques (étudiants, -21 ans, +60ans). Essayer de sortir avec une seule carte de crédit, laissez la deuxième à l’hôtel, ainsi en cas de vol vous pourrez continuer votre séjour sans plus de tracas.

3/ APPAREILS PHOTOS ET SMARTPHONES : il conviendra de les ranger dès que vous n’en avez plus l’utilité. On ne se promène pas avec son bel appareil réflexe autour du coup comme à Venise ! Une fois la photo prise, on le range dans le sac à dos. Si vous avez commandé un Uber, ne restez pas avec votre téléphone dans les mains, rangez le dans votre poche. Ne tentez pas les voleurs, vous pouvez vite être victime d’un vol à l’arrachée faute de vigilance.

4/ le CENTRE VILLE ET LAPA : comme je l’ai déjà indiqué précédemment, il ne faut pas se retrouver seul dans une rue ou un quartier, de nuit mais aussi de jour, surtout dans 2 endroits à Rio. Il s’agit du CENTRE VILLE (le “ centro ”) le week-end, particumièrement le dimanche, car il est complètement désert, tout est fermé et il n’y a absolument personne, en cas de problèmes vous êtes seuls. L’autre quartier où il faut être attentif en journée et toute la semaine est le quartier festif de LAPA, notamment autour des arches du viaduc . A la nuit tombée vous serez entourés de milliers de Cariocas qui se réunissent autour du samba et autres concerts live. Attention toutefois aux pickpockets, et comme partout, éviter de vous retrouver en état d’ébriété démesuré, vous pourriez vous attirer des ennuis.

5/ les TAXIS : on fera attention à certains chauffeurs de taxis sans scrupules adeptes de stratagèmes pour vous arnaquer. NE PAYER JAMAIS EN CARTE DE CREDIT, surtout si le chauffeur insiste : à coup sur il cherchera à vous copier votre carte ! Payer en cash, mais essayer d’avoir des petites coupures sur vous, ils ont souvent peu de monnaie. N’acceptez jamais une course négociée à l’avance, le chauffeur se doit de mettre le compteur. Si il commence à vous embrouiller et à ne pas mettre le compteur une fois que vous êtes dans le véhicule : descendez immédiatement du taxi sans broncher et prenez en un autre, il y en a partout. Pour le compteur, le tarif 1 s’applique de 6h à 21h tous les jours sauf le dimanche et jours fériés, sinon c’est le tarif 2 (20 % en plus), le tarif 2 est également appliqué dans les montées, peu importe le moment.

Si par malchance vous êtes confrontés à un incident avec violence, il ne faut surtout pas résister : donner tout à l’assaillant sans hésitation, peu importe ce que vous avez sur vous. Si vous êtes amenés à porter plainte, rendez vous à la Delegacia do Turista, située dans le quartier de Leblon.

Quant au prétendu danger des favelas, il est souvent exagéré car cela concerne certaines d’entre elles (il y en a 950 à Rio) et cette violence concerne surtout les acteurs du trafic de drogue (trafiquants, policiers, et policiers corrompus). Toujours est-il qu’on ne s’aventure pas dans une favela seul, il est nécessaire d’être accompagné d’un guide ou d’un habitant qui vous expliquera leur contexte et Histoire. Il ne faut pas généraliser l’habitat de près d’un quart de la population de Rio, beaucoup d’entre elles s’apparentent plutôt à un petit village et les habitants sont d’une grande gentillesse.


2/ Les Brésiliens, la culture de la “tudo bem attitude” et du “jeito brasileiro”

Au même titre que les merveilles naturelles, la gentillesse et la spontanéité des brésiliens ne vous laisseront pas indifférents. Cordiaux et d’humeur joyeuse, ils sont toujours prêts à vous venir en aide, quitte à interroger toute une rue pour pouvoir vous renseigner. Ils sont aussi très communicatifs, avec les mains et des sourires notamment, ce qui est bienvenu car rares sont ceux qui parlent une autre langue que celle de Paulo Coelho (l’auteur de l’Alchimiste) ! En effet, même dans les lieux touristiques voire les hôtels, peu de brésiliens comprennent l’anglais ou français, le mieux reste d'apprendre quelques notions de portugais dans l'avion ! Les brésiliens prennent le temps de vivre, on y va tranquille, au supermarché, au restaurant, dans le métro... bref dans la vie de tous les jours! Ça tombe bien, vous êtes en vacances, ralentissez vous aussi et prenez le rythme brésilien! A noter que cela ne s'applique pas au volant, la conduite est assez sportive... Il est rare de voir les brésiliens s'énerver et il est très mal vu de hausser le ton, surtout de la part d'un étranger. En cas de souci, expliquer votre situation calmement, ce sera résolu en douceur avec cet état d'esprit positif du "tudo bem", à savoir, on ne sait pas encore comment régler le problème, mais on va y arriver sans se stresser ; et ça marche la plupart du temps! Les brésiliens sont très chaleureux et tactiles, vous connaîtrez sûrement le fameux "abraço", au moment d’une présentation d’amis brésilien et la bise est courante avec les femmes. Vous apprendrez vite à maîtriser l’art du pouce levé pour communiquer quand les mots vous manqueront. On l’utilise beaucoup pour se saluer, pour confirmer une commande, pour demander la permission d’entrer quelque part, pour dire que tout va bien, pour prendre une photo, et parce que la vie au Brésil, c’est vraiment tudo bem. Quant à la ponctualité, vous l’aurez deviné, ce n’est pas forcément une qualité brésilienne...!

Mentionnons aussi la fameuse mentalité du "jeito brasileiro", qui est l'art de la débrouille, du rafistolage bancal mais qui fonctionne, ou encore du plan B de dernière minute. Vous y serez certainement confronté, c’est culturel … restez zen!

 

3/ La Plage, mode d’emploi

Ce n’est pas un mythe, la “praia” est un pilier de la vie sociale au Brésil! Tout le monde l’apprécie et ce tout au long de l’année, même en “hiver” quand le thermomètre atteint tranquillement les 20/25 degrés! Plus qu’un lieu de rencontre, c’est un art de vivre. Partout, on peut louer sa chaise (“cadeira”) et son parasol (“guarda sol” ou “barraca”) pour environ 10 reais, le paiement se fait au moment de partir. Les week-ends ensoleillés, la plage est bondée, follement animée par ses vendeurs ambulants qui vous proposent des bikinis, des paréos, des lunettes de soleil, et si vous avez faim ou soif, pas de panique ! Arrivent dans la minute le fromage réchauffé, le “queijo coalho”, “l’açaí” (cette baie de l’Amazonie pleine de vitamines et d’anti-oxydants), le “Mate-Léão” (limonade à base de thé brésilien frais servie à l’aide de 2 énormes bidons), les “refrigerantes” (boissons gazeuses dont le très populaire Guarana, à base de cette plante énergisante du Nord), les sandwichs naturels, les glaces etc. A cela s’ajoute la joie de vivre des brésiliens qui aiment se retrouver à la plage pour se raconter leur vie, montrer leurs derniers tatouages, prendre le soleil, jouer au ballon en ronde appelée la “altinha” qui est désormais inscrite au patrimoine immatériel de la ville de Rio, jouer aux raquettes de plage, surfer...! Oublier la lecture du roman ou du magazine, mieux vaut observer ce joli monde métissé, complètement décomplexé et tout simplement heureux de vivre à Rio de Janeiro! Les brésiliens ne sont pas très bons nageurs et assez frileux, il n’est pas rare que personne ne soit dans l’eau en cas de mer agitée ou quand l’eau remonte tout droit de l’Antarctique ! Attention aux forts courants qui peuvent vous emmener au large très rapidement. Si vous voulez faire comme les locaux, bannissez les serviettes et prenez juste votre paréo, et tentez le bikini brésilien pour les femmes, et la “tsunga” pour les hommes, le maillot en mode boxer !

AVIS ! Ne laissez jamais vos affaires sans surveillance, par contre vous pouvez demander à vos voisins de plage de vous garder votre sac pendant que vous allez vous baigner, c’est très courant. Il n’y a pas de problèmes de sécurité en particulier mais on se méfiera de certains vendeurs ambulants qui peuvent être plus des pickpockets qu’autre chose. Quand la plage est bondée il est conseillé de redoubler d’attention, n’éparpillez pas vos affaires même si vous êtes en groupe, laissez bien votre sac à vos pieds.

Nota Bene : Avis aux femmes : le topless est interdit au Brésil.

Des postes de secours équipés de douches et toilettes propres (3 reais) sont installés tous les 500 mètres, les Cariocas les utilisent aussi comme repères pour se retrouver entre amis et ils peuvent correspondre à un certain public. Par exemple, le Poste 1 à Leme est plutôt familial, tandis que les habitants de la zone Nord aiment se rendre entre le Poste 2 et le Poste 3, situés au niveau de la sortie de la première station de métro de Copacabana (Cardeal Arcoverde). Le Poste 9 à Ipanema est celui de la jeunesse dorée Carioca, le Poste 8 est quant à lui fréquenté par la communauté LGBT. Pour se donner rendez-vous, on peut donner encore plus de précisions : l’hôtel bordant la plage le plus proche (Rio Othon, Windsor Atlantica, Arena, Sol Ipanema, Marina Palace…) voire le numéro du commerçant louant les chaises, parasols et boissons fraîches ; il y en a tous les 50 mètres! Si vous souhaitez profiter du soleil le plus longtemps possible, il faut vous rendre directement au Poste 1 de Leme si vous choisissez Copacabana, mais le mieux reste le poste 7 au tout début d’Ipanema. Les postes 11 et 12 à Leblon sont très vite à l’ombre à cause de l’inclinaison de la plage, de la colline des deux Frères et des immeubles assez hauts sur cette partie de la plage. Idem pour le milieu et la fin de Copacabana !

Vous remarquerez que des dizaines de douches fonctionnent en permanence et que cela ne semble choquer personne. Cette eau est directement extraite du sous sol via les pompes alimentées par les groupes électrogènes, à environ 6 mètres de profondeur. Elle est en principe propre mais elle traverse tout de même plusieurs fois le sable sans traitement... Pour une vraie douche, privilégiez plutôt celle payante du poste de secours !

Il n’y a pas de risques d’attaques de requins à Rio soyez tranquilles ! On en trouve juste sur la côte du Permambuco autour de la ville de Recife, située à ... 2000km au nord de Rio. Par contre évitez de vous allonger dans le sable des plages sauvages de la Costa Verde à Ilha Grande ou Paraty car un petit insecte, comme un tique, pourrait s’infiltrer dans votre peau pour ... s’y balader ensuite ! Il s’agit du “bicho geografico”, littéralement, la petite bête géographique qui laissera une trace dans votre peau, comme une carte ! Cet insecte provient des selles des chiens et chats (interdits sur les plages urbaines). Si jamais vous le rencontrez de près, allez chez un dermatologue qui vous prescrira l’antibiotique adéquat pour le désagréger !

Il arrive parfois que tout le monde se mette à applaudir d’un coup sans raison apparente… Il s’agit en fait d’un enfant perdu, on applaudit pour avertir que leur enfant a été retrouvé. Un exemple parmi tant d’autres de l’impressionnante solidarité bienveillante des brésiliens.

Rio, c’est 50km de plages ! D’abord, il y a les plages de la baie de Guanabara, Flamengo, Botafogo, Urca (on évitera de s’y baigner). Vient ensuite la première plage océanique aux pieds du Pain de Sucre, la belle Praia Vermelha, suivie des incontournables Copacabana et Ipanema/Leblon, qui s’étendent toutes deux sur 4km. Un peu plus loin, on trouve celle de São Conrado où l’on atterrit en parapente, puis la plage secrète des surfeurs de Joatinga, avant les 20km de sable de Barra da Tijuca. Tout au bout, se trouvent les plages naturelles et protégées de Prainha et Grumari, tout simplement sublimes. Enfin, la plage de Guaratiba est la toute dernière, elle donne le relais à la langue de sable de Sepetiba, qui touche presque Ilha Grande !

Nota Bene : Le coucher du soleil est observé depuis la plage de Arpoador (au début de Ipanema) entre mi-décembre et début février, véritable évènement de l’été, tout le monde applaudit pour les derniers rayons du soleil !

 

4/ Le pays du Futebol et du Maracanã

5 fois champions du monde, le Brésil est toujours le Roi du ballon rond, et ce même après le match cauchemardesque de la Copa 2014 contre l'Allemagne (sujet tabou !) au stade du Mineirão à Belo Horizonte. Tout le monde s'y intéresse de près ou de loin, en fait, il est tellement omniprésent qu’on n’a pas vraiment le choix, notamment quand vos voisins célèbrent un but avec des pétards et feux d’artifices! Il y a 4 grands clubs à Rio : le Vasco dispose de son propre stade, le petit Stade de São Januário est situé dans le quartier de São Cristovão. Botafogo joue au stade olympique du Engenhão situé en zone Nord dans le quartier de Meier, tandis que le Fluminense et le Flamengo partagent le fameux Maracanã. Ce stade mythique a été inauguré en 1950 pour la première coupe du monde organisée dans le pays, c’est l’Uruguay qui l’emporte en finale contre le Brésil, plongeant les 200 000 spectateurs dans un silence assourdissant et une grande tristesse. Le stade a été entièrement rénové pour la Coupe du Monde 2014, beaucoup plus moderne et confortable, il compte aujourd’hui 78 000 places. Le stade a connu une crise de gestion après les JO 2016 et il a du fermé ses portes quelques mois mais les matchs ont repris depuis. La visite (60reais/personne) ne présente pas beaucoup d’intérêt, mais si vous en avez l’occasion, aller assister à un match ! Pour l'achat du billet, rendez vous à la billetterie du stade une heure avant le début du match ou directement aux clubs, notamment le Fluminense qui se trouve dans le quartier de Laranjeiras. Comptez à partir de 50 reais pour un billet. Allez au Maracanã en métro, c'est rapide et pratique. Les week-ends, il faut faire un changement à la station Estacio, il suffit de suivre la foule ! Les matchs sont généralement joués les mercredis et samedi soirs, et les dimanches après-midis, jour plus prisé par les familles.

Les joueurs brésiliens sont très sollicités ! Le championnat de l’Etat de Rio de Janeiro, le Campeonato Carioca, début dès janvier pour se finir au mois d’avril ; il voit s’affronter toutes les équipes de l’État, qu’elles soient de première ou troisième division, ce qui présente un intérêt limité, sauf en cas de derbys cariocas. Le championnat brésilien prend ensuite la relève et les choses sérieuses commencent alors, le Brasileirão, se déroule entre avril et décembre. Tout au long de l’année, en fonction de la forme des 4 grandes équipes de Rio, vous aurez sûrement l’opportunité d’assister à un match de la Copa do Brasil voire de la Libertadores, la coupe des meilleurs clubs sud américains, l’équivalent de la Champions League, ou encore la Copa Sul América, le petite soeur, un peu comme la Coupe UEFA.

Le Flamengo est de loin le club le plus apprécié, on compterait 40 millions de supporters à travers le pays, de Bélem à Porto Alegre, il y a toujours un brésilien portant le maillot rouge et noir, le fameux “rubro negro”. En 2019 il a survolé tout ses adversaires, en remportant son 7ème championnat et surtout sa 2ème Copa Libertadores (1er titre en 1981, avec le maître Zico). Emmenée par les stars Gabigol, Bruno Henrique, Everton Ribeiro et par son charismatique coach portugais Jorge Jesus, l’équipe a fait vibrer Rio comme jamais toute l’année, la fête fut inoubliable, l’émotion des supporters, enivrante !

Assister à un match est une belle expérience même si vous n'êtes pas mordu de football. L'ambiance est bon enfant et pour les derbys, électrique! Surtout pour un Fla-Flu (Flamengo - Fluminense)! Vous pouvez vous fondre dans la masse des supporters en virage sans soucis, chants et tambours résonneront tout au long de la partie! 30 à 40% du public est féminin, la passion du foot concerne tout le monde. La qualité du jeu n'est pas exceptionnelle, les meilleurs joueurs brésiliens évoluant très vite dans les championnats européens, mieux rémunérés. En revanche, l'ambiance d'un match n'a son pareil nulle part ailleurs ! On va au stade par tradition et pour la passion du club.

Nota Bene : les clubs de football de Rio étaient au départ des clubs de voile et d’aviron autour de la lagune et au bord de la baie de Guanabara, sports très pratiqués au début du 20ème siècle, d’où les initiales CR : “Clube de Regatas


5/ Alimentation & Restauration

Il est rare de tomber malade au Brésil à cause de l’alimentation, la base de la nourriture brésilienne n’étant pas si exotique pour un étranger : riz blanc, “feijão” (haricots noirs), “farofa” (farine de manioc), accompagnés de poulet, de viande de bœuf, de poisson... Il n’y a pas de risque particulier de turista en mangeant des crudités ou légumes. Par contre, éviter les crevettes sur la plage ou les brochettes de viande et de saucisses dans la rue ! Les Brésiliens mangent au même rythme qu’en France : 12/14h, et autour de 20h le soir.

Un peu partout, vous pourrez découvrir la formule originale du restaurant “au Kilo”: un buffet de plats variés froids et chauds, vous vous servez et vous pesez votre assiette, la quantité est inscrite sur un papier qu’on vous remet à l’entrée du restaurant, on vous sert en principe les boissons directement à votre table, vous payez le tout en sortant . En fonction du prix au kilo, le buffet est plus ou moins fourni et raffiné (de 3 à 6 reais les 100 grammes).

Le “PF” ou Prato Feito est quant à lui servi rapidement dans des restaurants populaires et sans prétention, il est simple et bon marché, choisissez votre viande, viennent ensuite le trio incontournable riz/feijão/farofa, des spaghettis et peut être un peu de salade si vous avez de la chance...!

Une petite faim ? Vous trouverez à tous les coins de rue des “Lanchonetes”, à savoir des snacks pour manger sur le pouce des “salgados”, qui sont des beignets ou des fourrés au jambon/fromage (les “joelhos”), au poulet (les “coxinhas”), aux épinards (les “esfihas”), parmi d’autres! Les “misto quente” sont eux des croque-monsieurs. Des hamburgers sont faits maisons, sachez que le “X-Tudo” signifie TOUT : jambon, oeuf, fromage, viande, salade, bacon ! Ensuite on a les derivés “x-salada”, “x-bacon”, “x-egg”...

Nota Bene : le “x” se prononce “chiche”

Vous pourrez aussi vous y rafraîchir avec de trés bons jus de fruits frais et naturels, jusqu’à 30 fruits sont parfois disponibles, pour la plupart typiques du Brésil et du Nordeste, osez l’aventure, testez le Cupuaçu, le Acerola, le Graviola, le Pitanga, l’Açai...

Dans la rue, vous tomberez souvent sur des petits chariots ambulants qui proposent des Tapiocas, il s’agit une galette de farine de manioc avec un large éventail de saveurs sucrées ou salées. Si son goût est plutôt neutre, la Tapioca est très prisée car elle présente de nombreux bienfaits nutritionnels, elle ne contient ni gluten ni matières grasses... bon, ce avant la couche épaisse de Nutella / banane ! Sachez que les Churros. au chocolat ou à la crème de lait, sont vraiment très savoureux à Rio, vous ne serez pas déçus. Quant à la Pipoca (pop-corn), elle est aussi omniprésente, salée, au bacon ou sucrée.

Les fameuses “Churrascarias” sont à réserver pour les grandes faims et occasions, les plus chères coûtent jusqu’à 150 reais par personne comme le Fogo do Chão à Botafogo et la Churrascaria Palace à Copacabana, comptez 100reais pour le Carretão (Copacabana et Ipanema). Il s’agit de ces formules à volonté où les serveurs font défiler des brochettes de viandes succulentes (la meilleure étant la “Picanha”), sorties tout droit du barbecue... à noter que le buffet est aussi copieux que varié.

Vous tomberez aussi sur une “Galeteria”, la spécialité est un petit poulet (le Galeto) cuit à la braise, il est servi avec plusieurs accompagnements au choix. Le barbecue se trouve au beau milieu du restaurant et on mange autour de ce dernier, comme si on était attablé à un bar ! Il n’y a donc pas de tables et les serveurs sont eux aussi autour du barbecue. Le poulet est vraiment très goûteux !

Les “Botequim sont les bars typiques Cariocas, on s’y retrouve entre amis et on partage des“petiscos, tapas à la brésilienne, autour d’un verre. Les serveurs sont nombreux, les éclats de rire et le verbe haut des brésiliens rendent l’ambiance assez bruyante, mais très conviviale. On les trouve à tous les coins de rue à Lapa, c’est une belle mise en jambe avant la nuit de folie…

La cuisine afro-brésilienne de la région de Bahia est très présente à Rio, elle est à base d’huile de palme, ou “Azeite de Dendê”. La grande spécialité est le “Acarajé”, il s’agit d’un beignet de haricots blanc et d’ognons frits dans l’huile de palme, lequel est ensuite fourré de petites crevettes, de Vatapa, de Caruru et de tomate. On aime ou... on déteste ! Vous en trouverez à Rio sur les marchés et les foires. Bien plus qu’un beignet, l’Acarajé est un peu l’âme de la gastronomie Bahianaise, un rituel à la limite du sacré... Dans les restaurants spécialisés du nordeste, on trouvera des “Moquecas”, qui sont des plats aux fruits de mer et au poisson cuits dans une sauce épicée d’huile de palme, de tomate et de corriandre, le tout accompagné de riz blac et piment. Un délice !

Le Brésil ayant attiré les peuples du monde entier tout au long de son histoire, vous trouverez de nombreux restaurants aux saveurs exotiques. Ainsi, les sushis font réellement partis de la gastronomie brésilienne. Un accord avait été signé entre le Japon et le Brésil au début du XXème siècle pour permettre aux japonais de fuir la crise et de tenter leur chance au Brésil, notamment à São Paulo, où nombre d’entre eux se sont installés dans le quartier Liberdade. Grâce à la diaspora syro-libanaise chrétienne du début du siècle dernier, les restaurants dit « Arabes » sont aussi très appréciés, avec les spécialités comme les Kaftas, le Homus, le Tabulé, sans oublier les pâtisseries typiques caramélisées. Des vendeurs ambulants sur la plage vêtus en habit traditionnel du désert vous proposent même des Esfihas et Kibe de Carne ! Les Italiens ayant émigrés en nombre, la consommation de pizzas est aussi très importante, mais trouver une bonne pizzaria n’est pas forcément facile. Sachez qu’on peut toujours demander 2 saveurs pour une même pizza, pour bien se faire comprendre du serveur il faut indiquer votre choix et bien dire “meia meia : moitié moitié! Enfin, beaucoup de restaurants servent de la bacalhau (la morue) et des caldos (soupes), histoire de ne pas oublier les premiers colons, les Portugais.

Nota Bene : attention aux quantités, les plats sont souvent servis pour 2 personnes !

La - sacré - Feijoada

Véritable institution, le plat national est servi du vendredi au dimanche, dans tout le pays et quelle que soit la classe sociale. Il est composé de riz blanc, d’un ragoût de feijão avec des saucisses et morceaux de viande, de la farofa, de chou vert, le tout accompagné de son orange et de piment ! Pas besoin de dîner après une bonne feijoada ! L’origine de la feijoada vient des esclaves, ils préparaient un bouillon avec les restes disponibles : oreilles et pieds de porcs, gras de la viande, os etc. Avec le temps, la feijoada s’est imposée comme le plat le plus traditionnel et le plus populaire.

Service, Couvert Artistico et le restaurant en couple

Ne soyez pas surpris si le serveur vous débarrasse votre assiette dès que vous avez fini, c’est la coutume au Brésil, voire une forme de politesse, cela ne veut en aucun cas dire qu’ils ont hâte que vous partiez! Pour les pourboires, les notes viennent toujours avec 10% en plus, ce qui fait office de pourboire. Ces 10% sont facultatifs, mais il conviendra de toujours les laisser à moins d’être vraiment déçus du service ou de la qualité des plats. Rien ne vous empêche de laisser une somme supplémentaire si vous êtes très satisfaits ! Parfois, quand un chanteur ou un groupe accompagnent le dîner, il vous sera demandé de régler le couvert artistico”, entre 10 et 20 reais généralement. Vous noterez que les couples au restaurant s’assoient souvent côte à côte et non face à face ! Le romantisme à la brésilienne !? Sachez que les brésiliens ne touchent jamais la nourriture avec les mains, ils utilisent toujours des serviettes ou cure-dents. Enfin, à un repas familial, les brésiliens préfèrent toujours se servir eux mêmes, il est mal vu de servir quelqu’un,chacun son propre dosage de feijão e arroz ! Et on peut se poser où on veut pour manger, pas forcément autour de la table.

Café

Le Brésil a beau être le premier producteur mondial de café, il n’y a pas cette culture café européenne. Les meilleurs grains de café sont envoyés en Europe et aux États-Unis (pour faire le tri des grains, les cafetiers les jettent dans des énormes piscines, le bon grain, dense et complet, coule : ce dernier est destiné à l’export, quant à celui qui flotte, et qui présente une qualité moindre, il reste au Brésil ! ) Ainsi il peut être difficile de trouver un bon expresso, surtout le soir, tandis que le décaféiné n’existe tout simplement pas ! Le cafezinho est souvent offert dans les restaurants au kilo, il est parfois déjà - très - sucré. D’ailleurs peu de brésiliens boivent leur café sans sucre ou sansadoçante (aspartame sous forme liquide, attention au fort pouvoir sucrant de ce dernier). Ainsi quand on vous sert un café vient tout de suite un açúcar ou adoçante ?” ! Et si vous répondez unnada obrigado , à savoir, vous buvez votre café pur, vous pouvez être certain que le garçon va vous regarder avec de grands yeux : mais d’où vient il celui là ?! Si vous souhaitez ramener du bon café dans vos valises, il faut se rendre aux rares boutiques spécialisées (Cultivar au Largo dos Guimarães à Santa Teresa notamment) ou certains bistrots gourmets comme le Marchezinho à la sortie du métro de Botafogo. Sinon, rendez vous tout simplement au rayon café brésilien au supermarché en ... France !

Eau Potable

Il ne faut pas boire l’eau du robinet à moins qu’il y ait un filtre. Vous pouvez cependant vous brossez les dents avec l’eau de votre hôtel sans problèmes. Des bouteilles d’eau de 50ml avec ou sans gaz se trouvent facilement dans la rue, notamment dans les nombreux kiosques à journaux. Au restaurant, vous pouvez demander la agua da casa, l’eau filtrée gratuite. Pas d’inquiétudes non plus avec les glaçons des caïpirinhas et autres cocktails, ils sont filtrés.

 



6/ Caïpirinha, Caïpivodka, ou Cerveja ?

Le cocktail phare du Brésil, c’est bien entendu la Caïpirinha : citron vert, glace, sucre blanc, et cachaça, le tout bien secoué dans le shaker! Très rafraîchissante, on est vite accro vous êtes prévenus ! La cachaça est le rhum brésilien, elle est aussi produite à base de canne à sucre mais le procédé de fabrication et de fermentation sont différents. Dans les bars, les caïpirinhas sont servies avec les classiques 51 ou Velha Barreiro... pour quelques reais de plus, demandez une “cachaça do Minas” comme la Seleta, la Salinas, ou la Boazinha. Votre tête et votre ventre vous remercieront le lendemain...!

Pourtant, les brésiliens penchent plus pour la Caïpivodka, avec comme son nom l’indique, de la vodka à la place de la cachaça. Boire de la vodka, un alcool étranger, est parfois plus apprécié et mieux vu, à tel point qu’à certaines soirées, on vous servira automatiquement de la vodka dans votre caïpirinha, soyez attentifs ! A noter que pour les 2 cocktails, on peut parfois demander un autre fruit que le citron vert, comme l’ananas (abacaxi), la fraise (morango), le kiwi, le fruit de la passion (maracujá)…

Mais la vraie star des soirées brésiliennes et des repas, c’est sans aucun doute la “cerveja gelada”, la bière très fraîche! Comme il fait chaud tout le temps, le but est de boire à la limite du glacial. Rien de tel qu’une bonne Bohemia, Original ou Antarctica, servies dans sa “Camisinha” (littéralement : la capote !) un emballage en polystyrène, qui maintient la bouteille de 600ml au frais. Verre à la main, les brésiliens aiment partager la bière, c’est plus convivial, chacun paye sa tournée au fur et à mesure de la soirée. Vous pouvez aussi opter pour le Chopp, la bière à la pression, mais elle n’est pas toujours disponible. Ces dernières années, les bières artisanales et de meilleure qualité ont fait leur apparition, comme la Praya, la Colorado, la Cevaderia... Avant de demander la note, il conviendra de demander une “saídeira”, à savoir, une dernière tournée avant de se quitter.

Nota Bene : pas de tenues vestimentaires particulières en soirées ! Au contraire, on peut sortir en tenue décontractée un peu partout, les fêtes sont souvent en extérieur, dans la rue… pas de craintes non plus de se voir refuser l’entrée à un club, ici c’est “tranquilo”…!

Quant au vin, ce n’est pas une spécialité brésilienne. Il est apprécié en hiver mais rarement l’été comme il fait trop chaud. Il y a quelques vignobles dans le sud du Brésil, la production n’est pas très conséquente, le vin le plus courant vient d’Argentine et du Chili. Il peut être de qualité mais assez cher comme il est importé. Méfiez vous du vin brésilien suave, c’est un vin doux très particulier…

 

7/ La musique et les rythmes Brésiliens

La richesse culturelle et musicale brésilienne est aussi vaste que le pays ! Je peux vous conseiller des soirées typiques brésiliennes tout au long de votre séjour à Rio et vous emmener en Tour By Night. Si le samba est roi à Rio, il y a d’autres rythmes tout aussi populaires qui méritent de s’y intéresser.

Tout d’abord interdit, le Samba né de racines africaines dans les années 20 dans les premières favelas de Rio où les premiers compositeurs se cachaient ; la police ne s’y aventurait pas. Il faut distinguer le samba des percussions du Carnaval et celui plus mélodieux des rodas de samba", il s’agit d’une dizaine de musiciens qui reprennent les grands classiques du genre autour d’une table. Il est assez incroyable de participer à une roda de samba et d’observer les brésiliens autour de vous, tous connaissent les paroles et accompagnent les chanteurs ! Et ça dure des heures ! Un esprit festif contagieux s’empare de vous et au bout de quelques notes vos pieds se mettront à s’agiter tout seuls. L’énergie dégagée donne lieu à un véritable festival de sourires et de bonne humeur, on trouve toutes les générations, profitez de cette ambiance unique et électrique : vous êtes à Rio pour vivre le moment présent! Les grands noms du samba se comptent par dizaines : Cartola, Martinho da Vila, Clara Nunes, Beth Carvalho, Noel Rosa, Zeca Pagodinho… Le samba des écoles du carnaval est lui beaucoup plus rythmé, les baterias sont composées de 200 musiciens et là aussi, il est difficile de rester en place ! Les écoles commencent à répéter à partir du mois de septembre et ce jusqu’au carnaval qui a lieu en février ou en mars selon le calendrier catholique (tout se cale par rapport au Mardi Gras !). Ainsi vous aurez la chance d’avoir un bel aperçu de la ferveur du carnaval pendant les “ensaios”, que ce soit pendant l’ensaio tecnico, à savoir dans la rue en semaine, ou l’ensaio de quadra, les vendredi et samedi soir.

Nota Bene : on peut trouver des rodas de samba tous les jours, je vous indiquerai où elles se trouvent en fonction du jour de la semaine

Le Forró est lui aussi apprécié à travers tout le pays, quelque soit les générations. Cette musique typique du Nordeste chante la dure vie à la campagne et les sonorités viennent toujours de trois instruments : un tambour, un triangle et un accordéon ! Très entraînant, le Forro se danse à deux, c’est un beau mélange de salsa, tango et rock. Le grand maître du Forro est Luiz Gonzaga. De juin à août, les fêtes juninhas sont toujours organisées autour d’un groupe de forro, ce sont des kermesses qui célèbrent la São Joao et la Santo Antonio, comme au Portugal, et ce, dans tout le pays.

Le Maracatu vient du Nordeste du Brésil. Il est à Recife, capitale du Pernambuco, ce que le Samba est à Rio de Janeiro ! A la place de parler d’école de Samba, on utilise le vocable Nation de Maracatu pour distinguer les formations des différents quartiers qui se livrent une compétition musicale féroce. Issu de culture Afro-Brésilienne traditionnelle, il s'est modernisé au fil du temps pour donner de spectaculaires défilés hauts en couleur, tout en maintenant l'usage d'instrument en bois et en peaux naturel, au contraire du samba qui a adopté les matériaux industriel en métal et plastique.

Nota Bene : Il est également possible de participer aux répétitions de Maracatu, même au niveau débutant, dans les locaux de Rio Maracatu à la Fundicão Progresso, à Lapa

La musique Axé vient elle de Bahia, surgie dans les années 80, c’est un grand pot pourri mélangeant rythmes afro-brésiliens, samba-reggae, frevo et forro ! C’est une musique dansante aux aspirations internationales. Le Axé est la musique phare du carnaval de Salvador. Les stars Claudia Leitte, Daniela Mercury ou encore Ivete Sangalo chantent leurs plus grands tubes sur le trilho electrico, un très grand char équipé d’enceintes gigantesques qui défile dans la ville. Les fans suivent derrière et sur les côtés du char, entourés d’une corde, on appelle ce public la Pipoca, à savoir le Pop Corn, comme tout le monde ne peut s’empêcher de sauter ! Pour être dans la corde, il faut payer au préalable son droit d’entrée et vêtir le débardeur officiel du groupe, appeléadaba, qui selon les groupes, peut être assez cher (jusqu’à 150 euros !). Mais le moyen le plus chic de profiter du carnaval de Salvador reste les camarotes, qui sont d’énormes structures montées de part et d’autres des avenues pour voir les trilhos electricos défiler, le tarif d’entrée est fixe et tout est liberado : boissons, cocktails, restauration… Il y a souvent des concerts privés avec les grands noms du carnaval. La soirée peut coûter jusqu’à 300 euros !

La Bossa Nova est un samba acoustique qui se rapproche du jazz, née dans les années 50 dans la zone sud de Rio, ces grands compositeurs sont mondialement connus : Joao Gilberto,Tom Jobim et bien sur, Vinicius de Moraes avec la chanson légendaire Garota de Ipanema . Mais les concerts de Bossa Nova sont rares aujourd’hui, c’est surtout la musique qui a lancé la MPB.

La MPB, ou Musique Populaire Brésilienne est née de la deuxième génération de la Bossa Nova, dans les années 60. La musique est douce et travaillée. Elle dénonce les abus du pouvoir sous la dictature et son grand représentant est Chico Buarque. Elle concerne aussi le mouvement artistique des années 70 du Tropicalia avec notamment les Novos Baianos, Caetano Veloso, Maria Bethania, Gal Costa... un peu plus tard apparaissent les références de la MPB rock/soul comme Tim Maia, Gilberto Gil, Jorge Ben Jor... Aujourd’hui encore, les grands tubes sont repris à chaque fête, et toutes les générations continuent de vénérer ce genre. Les artistes brésiliens contemporains continuent d’alimenter cette richesse musicale incroyable, parmi eux citons Céu, Criolo, Tulipa Ruiz, Vanessa da Mata, Banda do Mar, Baiana System, Maria Rita, Roberta Sá, Lucas Santana, Tribalistas, Dona Onete, Tiê !

Le Funk Carioca est une musique des années 90 venant des favelas de Rio. Il s’agit d’un rap électronique dont les paroles font l’apologie du crime et du sexe… A prendre au second degré ! Comme le samba des années 20, il n’est pas le bienvenue en dehors de la favela, même si beaucoup de brésiliens apprécient son beat saccadé et envoûtant, mais en secret… !

Enfin, les brésiliens sont très ouverts aux autres musiques internationales et il est facile de trouver un concert de jazz, de rock voire de cumbia dans les rues de Rio !

Nota Bene : La Capoïera est un art martial mêlée à une danse et à la musique typique de la région de Bahia et d’Afrique noire.


8/ Rio, Capitale incontestable du Carnaval et du Jour de l’An

AVIS CARNAVAL 2021 : reporté exceptionnellement au 11 et 12 JUILLET 2021 à cause du COVID !

Le Carnaval à Rio est exceptionnel et grandiose : venez juger par vous mêmes, vous ne comprendrez que si vous le vivez, vous ne serez pas décus! Les festivités durent 5 jours et débutent officiellement le vendredi pour finir dans la nuit du mardi. En fonction du calendrier catholique, il a lieu au mois de février ou mars, mais le pré carnaval commence lui dès le mois d'octobre! Pendant ces 5 jours de fête, la ville s'arrête complètement... vous vous trouvez dans le seul pays au monde où l'on octroie 3 jours de congés dédiés à la fête ! Véritable défouloir, le Carnaval permet de décompresser et d’oublier les tracas de la vie, de se retrouver entre amis et de ne pas se prendre au sérieux pendant quelques jours. Il est important de faire sa réservation le plus tôt possible car la demande est très forte.

Il y a 2 carnavals à Rio. Le premier et le plus connu, est celui du défilé des écoles de samba au sambodrome, cette avenue près du Centre de 800 mètres bordée de tribunes accueillant 80 000 spectateurs, construit en 1984 par le célèbre architecte Oscar Niemeyer. 40 écoles vont défiler fièrement après s'être entraînées pendant 6 mois. Il y a plusieurs divisions en fonction de la taille de l'école, dans le premier groupe, 6 grandes écoles défilent le dimanche, les 6 autres le lundi. De 21h à 6h du matin, vous verrez environ 25 000 personnes débordantes de joie et d'énergie danser et chanter, vêtues d'un sublime costume et accompagnées de chars spectaculaires et magnifiquement décorés en accord avec le thème choisi. Ce dernier peut vraiment être tout et n’importe quoi : une ville ou pays, un chanteur, un type de musique, ou alors un thème beaucoup plus large comme l’agriculture brésilienne, la vitesse, le progrès, la magie voire même la corruption, en effet il n’y a pas de censure pendant le carnaval, les écoles sont libres de dénoncer les maux de la société brésilienne, ainsi l’école de Beija Flor a remporté le concours en 2018 en dénonçant les abus des politiciens et la violence urbaine générale, renvoyant ces derniers devant leurs devoirs et obligations. En 2020 c’est l’école Viradouro qui a remporté son 2ème titre, après 23 ans ! Il se dégage une incroyable créativité dans la confection des costumes et des immenses chars allégoriques : croyez nous, il faut le voir pour le croire ! Les résultats sont annoncés dès le mercredi à 15h. Les 50 jurys vont donner 10 notes qui passent au crible la qualité des déguisements, de la chanson, de la chorégraphie, de l’harmonie générale, de la synchronisation, de la bateria etc, c’est pire qu’au patinage artistique ! Toute la ville retient alors son souffle et la bière coule à flot dans la Quadra du vainqueur jusqu'au petit matin. Tout ça pour la gloire et l'amour de son école! En effet les participants ne touchent aucune somme d'argent. A noter que toutes les écoles de samba viennent des favelas, qui sont aussi le berceau de cette musique (depuis les années 20). Les écoles se financent via la billetterie du sambodrome, des droits TV et des sponsors.

Pour les répétitions, elles commencent à partir du mois de septembre, elles s’intensifient et deviennent sérieuses à mesure que s’approche la date du défilé. Les écoles ouvrent les portes de leur Quadra les vendredis ou samedis soirs au public à partir de 23h, il s’agit alors d’une fête générale autour de la gloire de l’école et du samba, mais le mieux est d’assister à l’essai technique dans la rue qui a lieu en semaine, le jour dépend de chaque école. C’est gratuit et on peut vraiment approcher au plus près les 2500 participants qui donnent toute leur énergie pendant 1heure ! Les grandes écoles à proximité de la Zone Sud sont Sao Clemente, Salgueiro, Tijuca, Vila Isabel et Mangueira.

Nota Bene : je peux vous fournir des billets ainsi que des costumes pour le défilé à un prix intéressant, contactez moi

Le deuxième Carnaval est celui des “Blocos”, ces groupes de musique qui jouent dans la rue, dans tous les quartiers. On compte environ 50 blocos par jour, et ce dès l’aube. Il s’agit surtout de percussions et fanfares jouant les “marchinhas”, des petites chansons populaires aux paroles festives, que tout carioca connaît par cœur. Tout le monde est bienvenu pour participer aux blocos, venez déguisés et soyez créatifs! C’est avec ces défilés gratuits et leur superbe ambiance que vous sentirez vraiment la magie du carnaval. Relèverez vous le challenge de se mêler à la foule dès 7h du matin en plein soleil, trinquant avec les Pirates, les Indiens, les Cléopatres et Pharaons, les Spiderman et autres Batman… ?! Faites le plein d’énergie la semaine précédente, vous passerez une semaine épuisante, mais inoubliable !

Quant au jour de l’an, c’est l’autre grand moment de l’année que toute la ville attend ! Plus d’un million de personnes se massent sur les 4 km de plage de Copacabana pour assister, tout vêtu de blanc, tradition oblige, aux magnifiques feux d’artifice ! Alors que la plage s’embrase, les gens hurlent de joix et s’embrassent pour se souhaiter la nouvelle année, c’est très bon enfant et familial, l’énergie positive est contagieuse… bienvenue au Brésil pour votre premier jour de l’année ! Les plus motivés assistent aux feux dans l’eau, tandis que d’autres offrent à la déesse de la mer Jemanja, de beaux bouquets de fleurs. Comme il fait chaud à cette époque, personne n’est pressé de quitter les lieux, des concerts gratuits sont organisés par la ville. Le quartier est complètement interdit à la circulation à partir de 20h, on s’y rend à pied ou en métro, mais il est nécessaire d’acheter son billet à l’avance et de choisir son créneau horaire. Comme pour le carnaval, il faut impérativement réserver son hébergement à l’avance. Le meilleur moyen de se rendre sur la plage est en métro, il faut prendre ses billets à l’avance et choisir sa tranche horaire, nous pouvons vous prendre les billets.

 

9/ Se déplacer en transports à Rio

Il existe toute sorte de transports pour se déplacer à Rio : bus, BRT, métro, VLT, bonde, trains, bateau, mototaxi, vans, téléphériques et funiculaires, taxis, Uber, vélos… pour autant, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. La faute à un manque d’information, réel problème dans le pays d’une manière générale (démarches administratives, informations touristiques, panneaux de signalisation, vie de tous les jours …). Les transports en commun sont privés, ainsi le réseau du métro est indépendant de celui des bus, lui-même composé de compagnies différentes… cela veut aussi dire qu’à chaque fois qu’on prend un bus ou un métro, il faut payer son titre de transport à l’unité, il n’y a pas de carte d’abonnement avec de réduction, juste des cartes prépayées. Le budget transport est vite conséquent, pour les touristes mais surtout pour les Cariocas.

AVIS : les + de 65ans bénéficient de la gratuité des transports sur présentation d’une pièce justificative à présenter au chauffeur du bus, aux contrôleurs ou aux employés du métro qui vous ouvriront ensuite les portes.

Si vous devez prendre souvent les transports, ce qui est valable si vous êtes seul(e) et à Rio pour plus de 4 jours, l’idéal est de vous munir de la carte RIO CARD qu’on trouve dans les distributeurs spécifiques à certaines stations de métro et aux arrêts du VLT (tramway) dans le centre ville, elle coûte 3 reais puis vous rajoutez la somme désirée, elle fait donc office de carte prépayée et elle est acceptée dans la plupart des moyens de transports (métro, VLT, bus, navettes fluviales), elle vous permet ainsi de ne pas faire la queue aux guichets et de ne pas vous embêter avec la monnaie.

D’une manière générale, je vous suggère de privilégier les taxis, pratiques et omniprésents, ils vous ils feront gagner un temps précieux et ils sont bons marchés, surtout quand on est plusieurs.

En effet, il y a environ 35 000 Taxis à Rio, à savoir, il y en a partout et à toute heure! Jaunes et avec une barre bleue au milieu, ils sont facilement reconnaissables, par contre on ne sait jamais si ils sont disponibles ou pas, l’indication Taxi en vert ne veut pas forcément dire qu’ils sont libres ! Si le chauffeur vous fait un signe étrange de la main que vous interpréterez comme “taisez-vous!” dans un premier temps, cela veut en fait dire “désolé je suis occupé”! Les taxis sont plutôt bon marché, il faut compter 70 reais pour rejoindre la Zone Sud depuis l’aéroport international, prenez en un au deuxième étage au niveau des départs, le chauffeur mettra le compteur. Ou alors adressez vous au Comptoir Taxi Comum Credenciado juste à la sortie du terminal, le prix est fixe en fonction du quartier, il n’y aura pas de mauvaises surprises. Le tarif 2 (20% en plus) est pratiqué à partir de 21h, les dimanches et jours fériés, en montée et pendant tout le mois de décembre de jour comme de nuit, il s’agit du treizième mois de la profession. Il est courant que le chauffeur arrondisse le tarif au plus proche du chiffre entier, peu importe si il y gagne ou pas. Si un taxi essaie de négocier la course à un prix fixe, pas d’énervement, on sort et on prend le suivant.. Ne surtout pas claquer les portes du taxi : allez-y molo ! Aussi je vous suggère vivement de télécharger une fois au Brésil l’application « 99 Taxis » qui vous permet de commander un taxi et de bénéficier d’une réduction – presque systématique - de 30% ! Le tarif final est celui d’un Uber et vous passez par un vrai professionnel qui connaît bien la ville. Vous pouvez aussi enregistrer votre carte de crédit dans l’application et ainsi éviter les règlements en liquide.

Ne jamais payer en carte de crédit votre course , vous pouvez être victime d’une belle arnaque...

Nota Bene : je vous organise votre transfert Aéroport / Hébergement, consultez moi !

Le service Uber existe à Rio et il connaît un grand engouement. Un peu moins cher que les taxis, il requiert cependant une connexion internet WiFi ou 4G. Au regard du grand nombre de taxis, on peut néanmoins s’en passer. Aussi beaucoup de chauffeurs ne connaissent pas bien la ville, rivés sur leur GPS, certains peuvent se perdre, soyez attentifs.

Le Métro relie la Zone Nord à la Zone Sud en traversant le centre ville, une branche part du quartier de Tijuca (terminal Uruguay). Climatisé, propre et sûr, il est aussi très rapide, très avantageux aux heures de pointe ! En effet, vous allez du Largo do Machado à la station General Osorio à Ipanema en seulement 15 minutes. Le tarif est de 5 reais, vous pouvez obtenir une carte prépayée très facilement aux bornes automatiques, à privilégier si il y a la queue à la billetterie, ou alors vous pouvez utiliser la carte prépayée RIO CARD. Attention le montant mis sur la carte n’est pas remboursable, calculez bien le nombre de trajets nécessaires. Quant à la nouvelle ligne 4, c’était la condition sinequanone imposée par le CIO pour que Rio puisse organiser les JO de 2016. Ses six stations permettent de rejoindre Barra da Tijuca depuis Ipanema, en passant par les quartiers de Leblon, Gavea et São Conrado. Vous remarquerez sur le plan du métro l’intitulé « Métro da Superficia », qui est un bus dans le prolongement de la ligne, notamment à partir de la station de Botafogo. Il vous permet de rejoindre le quartier du Jardin Botanique. Il n’y a pas de surcoût mais au guichet, il faut bien spécifier que vous prenez ensuite le métro da superficia, l’employé vous donnera un ticket à présenter quand vous monterez dans le bus bleu. Le métro fonctionne de 5h à 00h du lundi au samedi, et de 7h à 23h les dimanches et jours fériés.

Avis : en semaine, entre 6h et 9h et entre 17h et 20h, 2 wagons à l’avant de la composition sont réservés aux femmes, ce afin d’éviter les attouchements masculins, qu’ils soient involontaires ou non ! soyez attentifs, il y a une bande rose au sol et des indications explicites sur les portes.

Le « VLT » est la grande vedette des JO de 2016, le Véiculo Leve sobre Trilhos est le tramway flambant neuf d’Alstom avec le courant qui passe au niveau des rails, il couvre tout le centre ville et il permet entre autre d’aller de la Rodoviaria (terminal de bus) à l’aéroport domestique de Santos Dumont, en passant par la principale artère du Centro, la Rio Branco. Le tarif est le même que pour le bus et il faut se munir de son titre de transport avant de monter ou utiliser son passe RIOCARD, les contrôles sont fréquents.

Les bus ou « onibus » sont fréquents et on les trouve un peu partout, seulement, il n’existe aucun plan et une fois dans un bus, il n’y a pas d’indication sur son trajet précis. A l’avant du bus un panneau lumineux annoncera les quartiers traversés, mais vous n’aurez pas de détails sur les rues empruntées. Vous allez pouvoir mettre à l’épreuve vos bases de portugais avec le chauffeur ou le cobrador, la personne qui encaisse les 4,05 reais et qui vous invite à passer la roulette rouge. Les arrêts de bus sont souvent signalisés avec un simple petit icône de bus en bleu il y a rarement des abris, parfois on trouve quand même le numéro des lignes qui passent par l’arrêt. Vous risquez d’être surpris par la vitesse à laquelle les bus roulent : accrochez vous… Aussi, il ne faut pas s’asseoir sur les sièges jaunes, réservés aux femmes enceintes et personnes âgées.

Avec les JO 2016, les « BRT » ont fait leur apparition : les Bus Rapid Transfert sont de longs bus articulés qui bénéficient d’un couloir unique, ils sillonnent la ville en dehors de la Zone Sud, vous ne serez certainement pas amenés à les utiliser !

Enfin, les bus bleus REAL assurent la liaison entre l’aéroport international et la Zone Sud, en passant par la Rodoviaria, l’aéroport Santos Dumont et le Centro, il file ensuite le long des plages de Botafogo, Copacabana et Ipanema pour finir sa route dans le quartier de Barra da Tijuca. Le tarif est de 20 reais, ce bus est valable que si vous voyagez seul.

L’Histoire du BONDE, le tramway de Santa Teresa

Le Bonde est le célèbre tramway jaune qui affronte les pentes du quartier de Santa Teresa, il part en plein cœur du Centro toutes les 20min, derrière la cathédrale, et monte jusqu’au Morro dos Prazeres, situé aprés ma maison d’hôtes la Casa 48. Le Bonde est le dernier tramway de ce type en circulation sur tout le continent. Le modèle d’aujourd’hui est tout neuf, il date de 2014, fabriqué en fibres de verre, sa direction est entièrement automatisée et dotée des dernières technologies. Le modèle d’origine était la copie du tramway de Lisbonne et il fonctionnait depuis le 19ème siècle : tout en bois et avec une mécanique centenaire. La grande caractéristique historique de cet ancien modèle était son ouverture sur les côtés ; surtout son marche-pied de part et d’autres permettait à bons nombres de locaux de voyager debout accrochés au tram, on pouvait même courir après lui pour le prendre en route : magique, légendaire... Mais ce bon vieux tramway qui grinçait et qui craquait dans tous les sens n’était pas du tout entretenu correctement par les autorités malgré les nombreux avertissements des usagers et des employés. Celles ci provoquèrent presque volontairement la tragédie annoncée : le samedi 27 août 2011, le tramway, archi bondée, perd les freins dans la descente peu avant les Arches, il déraille et s’écrase contre un mur. Le bilan est extrêmement lourd : 50 blessés, 6 morts dont le chauffeur le plus expérimenté, Nelson, héros malgré lui du quartier. À partir de cette date plus rien ne sera jamais pareil, c’est un peu comme si l’âme du quartier nous avait aussi quitté... Le Bonde était plus qu’un moyen de transport authentique, c’était un lieu d’échanges et de convivialité, d’entre-aide naturelle entre les passagers, il représentait un certain état d’esprit bohème et une fierté tout à fait en accord avec le quartier. Il roulait tous les jours de 6h à 21h, on y trouvait toutes catégories socio-professionnelles, toutes générations, les locaux se mélangeaient aux touristes amusés. Aujourd’hui, tout le dispositif a été revu, plusieurs années de lourds travaux ont permis de changer le système électrique ainsi que les rails, il a fallu notamment déplacer chaque pavé... !

Les habitants du quartier reprochent un peu au nouveau Bonde d’être devenu une attraction touristique au détriment du transport populaire d’autrefois. En effet il coûte désormais 20 reais pour les non-résidents (tarif valable pour l’aller/retour dans la journée. Si vous prenez le tram dans le quartier vous ne pouvez payer que en carte, ou alors vous pouvez en liquide une fois arrivés à station finale dans le Centre). Le tarif auparavant était de 0,60 reais pour tous, et si vous voyagiez debout sur les côtés, c’était gratuit. Il fonctionne tout de même de 8h30 à 17h30. Vous remarquerez sur l’arrière des voitures et sur la devanture de certaines boutiques un sticker jaune et noir, représentant le tramway qui pleure, rappelant l’accident tragique et la « saudades » de l’ancien Bonde, le vrai, l’authentique... !

Les trains de banlieue partent de la grande gare Central (mondialement connue avec le film de Walter Salles, « Central do Brasil », 1998) pour aller aux 4 coins de la Zone Nord et de la périphérie de Rio. Les trains de la « supervia » permettent de parcourir de grandes distances rapidement, les horaires de rush sont à éviter. Le tarif est de 4,70 reais. A noter qu’il n’y pas de trains entre les villes au Brésil. Vous pourriez être amenés à les emprunter pour aller au stade du Engenhão voir un match du Botafogo.

La station des Barcas (bateaux) se trouve à la Praça XV dans le Centro. L’agréable traversée de la Baie de Guanabara vous amènera à Niteroi en 15 minutes. C’est la ville voisine et jumelle de Rio, située sur l’autre rive, avec notamment les œuvres de l’architecte Oscar Nieyemer. Vous pourrez aussi vous rendre sur la belle île de Paquetá, tout au fond de la baie, compter 80 min de trajet. Le tarif est de 6,50 reais. Les bateaux naviguent de 6h30 à 23h.

Vous trouverez des stations de Mototaxis aux pieds des nombreuses collines, pratiques et rapides, ils vous amènent droit au but ! Les prix sont fixes et varient en fonction de la destination. Un casque vous est fournit et il est obligatoire. Les mototaxis sont surtout utilisés pour les montées et pour palier au manque de transports dans certaines parties de la ville, comme les favelas.

Les Vans blancs VW ont un peu la même fonction que les mototaxis, même si ils sont plus rares ils rendent bien service quand on est chargé de courses ou quand les bus sont moins fréquents, la nuit venue.

De part le relief de la ville, on trouve même des Téléfériques dans les favelas de Rio ! Sauf que les 2 en question, celui du Complexo do Alemao dans la zone Nord et du Morro da Providencia dans le Centro sont malheureusement à l’arrêt depuis plusieurs années, faute de moyens pour assurer leur manutention et … de heurts avec les gangs de trafiquants de drogue ! Ces téléfériques, qui partaient d’une bonne intention de la ville pour intégrer davantage ces favelas au reste de la ville sont un peu à l’image de la décadence de Rio depuis la fin des JO et illustre bien l’abandon des pouvoirs publics pour certains aspects. D’autres favelas sont elles équipées de Funiculaires, ou « plano inclinado », comme celle de Dona Marta à Botafogo ou encore à Pavao-Pavaozinho à Copacabana. La favela de Cantagalo est elle accessible avec un grand Ascenseur depuis la station de métro General Osorio. Ce dernier est gratuit, comme les funiculaires, et ils fonctionnent encore !

Enfin, le Vélo est de plus en plus utilisé car la ville a réalisé de grands efforts pour développer le réseau de pistes cyclables, qui va du Centro jusqu’aux plages du quartier de Recreio, soit 50km de pistes au bord de la mer ! A l’instar des vélibs Parisiens, vous trouverez de nombreuses stations de vélos en libre service, les « Bike Itau » oranges. Si vous avez de la connexion 4G, télécharger l’application sur votre smartfone, elle est performante et pratique. Le pass mensuel est à 30 reais et le pass journalier est à 8,80 reais, +3,90 reais aprés 45min. Certaines stations sont équipées d’un terminal vous permettant de louer directement un vélo avec votre carte de crédit. Ces vélos à 3 vitesses sont robustes et légers. Sinon vous pouvez aussi facilement louer des vélos dans l’unes des nombreuses boutiques à Copacabana et Ipanema.


10/ Se déplacer au Brésil (Avion, Bus, Location de Voiture), Passeport / VISA

L’avion est à privilégier pour les grands déplacements. Le Brésil est tout de même le 5ème plus grand pays du monde avec 8,5 millions de km², soit 17 fois la France ! Les vols intérieurs ne sont pas très chers si vous arrivez à prendre vos billets à l’avance. Les compagnies GOL, LATAM, AZUL ou encore AVIANCA vous permettent de sillonner l’ensemble du pays pour moins de 100 euros. Vous pouvez acheter vos billets via les sites classiques français comme Liligo ou Opodo, jetez un oeil sur Skyscanner aussi. Les vols les plus demandés depuis Rio sont Foz de Iguaçu et Salvador. Vous serez souvent amenés à faire escale à São Paulo ou Brasilia, hubs de toutes les compagnies avec Rio.

Avis : en correspondance à Sao Paulo vous devez récupérer vos valises et les re-enregistrer !

Au départ de l’Europe on vérifiera que vous avez bien un billet retour, on peut vous interdire d’embarquer si vous n’avez pas une preuve que vous quittez le territoire brésilien dans les 3 mois, durée de séjour légale pour un touriste. Si vous restez au-delà, il y a une amende de 25eur/jour.

Il est très simple de se déplacer en bus au Brésil, très confortables et spacieux, ils sont équipés de l’air conditionné (il peut faire très froid, pensez à voyager couvert!) voire du WiFi pour certains. Dans n’importe quelle ville, il vous suffit de vous rendre à la “Rodoviaria”, le terminal de bus. Comptez 6h de trajet entre Rio et São Paulo (160 reais environ), 4h20 entre Rio et Paraty avec la Costa Verde (90 reais), 7h entre Rio et Belo Horizonte ou Ouro Preto (150 reais). Il n’est pas toujours simple de réserver son billet via le site de la compagnie de bus (“viação” en portugais), essayez de les acheter à une agence de voyages pour éviter de vous rendre au terminal ou essayer les sites clickbus.com ou busbud.com. Pour Ilha Grande, je vous recommande de passer par l’agence www.easytransferbrazil.com.br qui vient vous chercher à votre hébergement et vous amène directement au port le plus proche où vous attend le bateau (95 reais par personne). Mais si vous souhaitez y aller plus rapidement je vous peux vous envoyer un chauffeur privé, de 5 à 6h porte à porte vous ferez le tout en 3h avec le chauffeur privé, certes c’est 2 fois plus cher mais 2 fois plus rapide et si vous êtes en groupe c’est alors très intéressant !

Louer une voiture au Brésil n’est pas très onéreux, pour environ 100 reais vous louez une voiture classique 5 places avec air conditionné et kilométrage illimité. Le site Rentcars.com compare les prix des différentes agences, il est fiable et efficace. Par contre il n’est pas nécessaire de louer une voiture pour votre séjour à Rio, il y a beaucoup de bus et taxis et stationner peut s’avérer compliqué, comme dans toutes grandes villes. De plus, sachez que c’est tolérance zéro pour l’alcool au volant, vous êtes passible d’une amende de 800 euros et d’un retrait immédiat de permis même pour une bière... L’âge minimum pour louer une voiture est de 21 ans et le permis français est suffisant, accompagné du passeport et de votre carte de crédit. Attention sur la route, il semble que tous les Brésiliens soient les descendants d’Ayrton Senna ! Je vous conseille de louer un GPS ou de bien télécharger les cartes sur votre smartphone, car la signalisation est loin d’être claire, quand il y en a… ! Il y a des frais supplémentaires quand vous rendez la voiture dans une ville différente, renseignez vous.

Passeport

Vous n’avez pas besoin de Visa pour entrer sur le territoire brésilien. En tant que touriste, vous avez le droit de rester 3 mois, puis 3 mois supplémentaire en respectant un délai de 3 mois entre les 2 périodes ! Les contrôles d’identité sont très rares au Brésil, vous n’avez pas besoin d’emmener votre passeport sur vous, laissez le à votre hébergement. Mais ayez tout de même sur vous une photocopie de celui-ci ou prenez votre carte d’identité. Sachez que les moins de 21 ans, les étudiants et les plus de 60 ans payent souvent moitié moins cher les entrées aux sites touristiques, mais aussi pour les spectacles, cinéma à condition d’avoir votre justificatif ! quand vous voyagez en bus et que vous changez d’Etat, vous devez obligatoirement présenter une pièce d’identité, ce qui n’est pas le cas si vous allez juste à Paraty par exemple, qui est dans l’Etat de Rio. En cas de vol ou de perte, rendez vous au consulat de France dans le Centro (Av. Pres. Antônio Carlos, 58).

AVIS : Les moins de 28 ans peuvent obtenir assez facilement le fameux Visa PVT « Vacances Travail » qui donne le droit de rester et de travailler au Brésil pendant un an. Renseignez vous au consulat du Brésil de Paris pour plus d’infos.


11/ Petites règles de Savoir-Vivre & particularités Cariocas

1/ Comment dire merci en portugais ? C’est très simple, quel que soit l’interlocuteur, les femmes doivent toujours dire “ObrigadA", et les hommes “ObrigadO”. Vous êtes “l’obligé” de la personne, on accorde donc en fonction du genre de la personne qui s’exprime.Il ne faut pas accentuer le a ou le o.

2/ Le papier toilette est à jeter dans la poubelle prévue à cet effet, non pas dans la cuvette. C'est une habitude à prendre!

3/ Ne surtout pas se moucher en public ! C'est le summum de l'impolitesse pour un brésilien ! En revanche vous pouvez renifler bruyamment, ça ne pose pas de problèmes !

4/ Les Brésiliens sont très propres sur eux, l’un des grands clichés sur les européens et surtout sur les français est notre soi disant manque d’hygiène, on risque de vous demander en rigolant si vous prenez une douche tous les jours… Ils font aussi très attention à l’hygiène dentaire, en plus de se brosser les dents 3 fois par jour, le bain de bouche et le fil dentaire sont si culturels qu’on peut même trouver des distributeurs dans les toilettes de certains restaurants ! Aussi vous serez surpris du nombre d’appareils dentaires chez les jeunes… En effet, les brésiliens se payent généralement leurs premiers soins dentaires une fois qu’ils commencent à travailler, l’entreprise leur payant une partie du plan de santé. Ainsi ils sont très fiers d’arborer un grand sourire, limite synonyme de réussite sociale !

5/ A partir de 22h, il est autorisé de ne pas respecter certains feux de signalisation. D’une manière générale, la voiture est reine à Rio, et pas le piéton, soyez vigilants. Et beaucoup de feux mettent un temps fou pour passer au vert pour les piétons, soyez patients !

6/ Avis aux fumeurs ! Dans un bar ou restaurant, il est interdit de fumer en extérieur même si vous êtes en dessous d’un toit, que ce soit un parasol, une bâche, un store ou une terrasse couverte… Cette mesure drastique vise à protéger les serveurs des méfaits de la fumée du tabac. Aussi ne jetez jamais votre mégot par terre (ou autre chose), la Police de la Propreté, la « Lixo Zero », veille et vous êtes passible d’une amende de 50 euros … Vous remarquerez que malgré le faible coût du tabac, très peu de brésiliens fument. Il est souvent possible d’acheter une cigarette à l’unité, à « varejo ». Il existe de nombreux point de vente de tabac : des kiosques à journaux aux bar et supermarchés, vous ne serez pas en reste.

7/ Les dimanches et jours fériés, place aux loisirs ! Ainsi l’avenue qui longe les plages de Copacabana et Ipanema est fermée à la circulation, elle devient alors une grande piste de jeux, de roller, de skate, de vélo… Tout comme la voie rapide appelée « Aterro » qui longe la plage de Flamengo (entre Botafogo et le Centro). A 18h la circulation automobile reprend ses droits !

8/ Pour améliorer la fluidité du trafic aux heures de pointe, les avenues des plages de São Conrado, Ipanema et Copacabana sont à sens unique, direction le Centre, entre 6h et 10h. Attention à bien regarder du bon côté quand vous traversez la route, les véhicules viendront de droite et non de gauche quand vous vous rendez à la plage ! Les feux de signalisation sont dans les deux sens et suivent le tempo !

9/ Sur les ondes, tous les soirs de la semaine, la « Voz do Brasil » interrompt les programmes de toutes les radios à 19h, et ce pendant une heure ! Ce programme du gouvernement donne les dernières grandes nouvelles depuis Brasilia, c’est le journal de la nation, qui date de l’époque de Getulio Vargas, soit le plus ancien programme radiophonique du continent !

10/ Éviter de critiquer le Brésil, ses dysfonctionnements ou ses inéaglités devant les brésiliens, même si vous avez raison et même si il s’agit de bons amis, ils peuvent se vexer et le prendre comme une forme d’arrogance. Quant à la politique brésilienne, elle est assez complexe voire insaisissable, le clivage gauche / droite n’existe pas au même sens qu’en Europe. Les brésiliens sont fiers et patriotes, même si ils sont conscients des maux de leur société.

11/ En sortant du taxi, fermer la porte le plus doucement possible, les taxis ont horreur quand le client claque trop fort la porte !

12/ Du fait de l’absence de réseau généralisé de gaz, beaucoup de douches sont équipées de « chuveiro », il s’agit d’un pommeau en plastique dans lequel une résistance électrique chauffe l’eau. Il y a 3 positions: au milieu l’eau est à température ambiante (à savoir tiède en été et très froide en hiver), quand vous mettez sur la position « verão » (été), l’eau est censée être tiède, et quand c’est sur inverno (hiver) l’eau est censée être chaude… Oui, censée car si l’eau est très froide la résistance aura du mal à bien chauffer l’eau, dans ce cas, l’astuce est de réduire le débit au maximum, faites en sorte qu’il permette juste d’enclencher la résistance, cela fait un léger bruit type « chhhhhhhhhhhhhhhhh »… !

13/ Au restaurant, il est possible de demander une « quentinha » à savoir un doggybag pour emporter les restes de votre plat si vous n’avez pas tout fini (rappel : les plats sont très copieux), c’est très courant, que ce soit pour les restaurants populaires ou haut de gamme.

14/ La télévision est - malheureusement ? - omniprésente : dans les restaurants, les bars, les halls d’immeubles, voire dans les taxis ! L’audience des fameuses télénovelas peut être très importante, à tel point qu’il n’est pas rare que le pays soit paralysé quand celles-ci sont un succès ! Les scripts de ces feuilletons typiques brésiliens reprennent les grands thèmes contemporains de la société ou racontent le Brésil rural ou des années passées. Après les télénovelas, place aux matchs de football, 2 à 3 fois par semaine, et le dimanche après-midi, l’émission « Faustão » attire la majorité des téléspectateurs. C’est la grande chaîne Globo qui a le monopole du paysage audiovisuel, ce qui ne signifie pas pour autant que les programmes soient de qualité ! Il y a même un kiosque Globo sur la plage de Copacabana... !

15/ Vous aurez compris que si vous êtes motivés, vous serez amenés à faire beaucoup la fête et boire un peu trop … Mais pas de panique, pour combattre la gueule de bois, vous trouverez dans toutes les pharmacies les cachets magiques « ENGOV » de l’anglais hangover. Il est nécessaire d’en prendre un avant de sortir, et un avant de se coucher, la difficulté est de donc de s’en souvenir… ! Mais ça marche très bien, on se lève le lendemain comme une fleur !

16/ Dans les pharmacies brésiliennes, l’autre grande star est le Própolis ! Il s’agit d’un antibiotique naturel à base de miel et de cire d’abeilles. On l’utilise sous forme de spray ou de gouttes, que ce soit en préventif ou pour se soigner d’un mauvais rhume ou d’une angine.

17/ Pour vous situer dans la ville, sachez que les numéros des rues correspondent au nombre de mètres à partir du début de la même rue !

18/ Si vous conduisez au Brésil, vous risquez d’être confrontés aux Flanelinha au moment de stationner, ce sont des gardiens de parking auto-proclamés qui vous « aident » à vous garer et qui « surveillent » votre voiture en échange d’une petite contribution. Jouer le jeu et donner entre 5 et 10 reais, sinon, votre voiture pourrait voir quelques dessins type Picasso apparaître...

19/ Les weekends, dans les parcs ou certaines belles places, vous tomberez sûrement sur des brésiliennes enceintes de 8 mois qui sont prises en photos par un photographe professionnel ! Il est très courant au Brésil d’immortaliser la grossesse ! Aussi si vous êtes avec des enfants en bas âge vous serez surpris de l’attitude des Brésiliens : tout le monde vous félicitera et leur fera des grands sourires en s’exclamant d’un sincère « que bonitinhooooo !» ou « que fofinhooooo ! » (super mignon)

20/ En vous baladant dans les rues de Rio, vous noterez que certains balcons ou fenêtres des appartements sont recouverts d’un espèce de filet, celui ci a pour objectif de protéger les enfants et les chats domestiques afin d’éviter qu’ils tombent à la renverse !

21/ Les parkings des immeubles d’appartements à Rio sont très souvent au niveau des premiers étages, ainsi il y a très peu de rez de chaussés. En effet, le sous sol de Rio est très compliqué à creuser car il s’agit soit de granit soit d’anciens marécages ! Ainsi on trouve rarement des parkings souterrains de plusieurs étages comme en Europe. Autre exemple, en plein cœur du centre ville de Rio on trouve le Edificio Garagem, un immeuble de 15 étages dédié exclusivement aux voitures !

22/ Comme dit précédemment, le sous sol de Rio est à certains endroits constitué d’anciens marécages... Afin de permettre au sous sol d’évacuer les gaz de ces marécages étouffés par le bitume et les pavés, des « respiradores » ont été installés, à savoir, des espèces de bouches d’aération creusées dans le sous sol et qui permettent à la terre de « respirer » ! Ils ressemblent à des lampadaires sans ampoules et on les trouve toujours par pairs. Si les modernes ne sont pas très esthétiques, les anciennes versions sont très belles, on dirait un pylône taillé dans la fonte.

23/ Vous serez certainement déçus de constater que les tags sont omniprésents à Rio, ils sont d’ailleurs souvent à des endroits loufoques, les tagueurs se livrant une sorte de challenge. Mais vous serez aussi agréablement surpris par les superbes graffitis et fresques qu’on trouve dans tous les quartiers, ce bel art de rue coloré dynamise le paysage urbain, on en trouve pléthore à Santa Teresa ! Sans parler des splendides figures de Kobra au boulevard Olympique, les plus grandes du monde ! Pour accepter les tags, il faut se rappeler que tout graffeur a d’abord été...tagueur !

24/ Beaucoup de motos sont équipées d’une sorte d’antenne à l’avant... il s’agit en fait d’une tige en métal qui se fini par un crochet tranchant qui protège les motards des fils de cerfs-volants ! En effet, l’un des jeux répandus dans les favelas consiste à faire une bataille de cerfs-volants et le but est de couper le fil de son adversaire. Le fil est imprégné d’une sorte de résine avec des petits éclats de verre appelé le Cerol et il devient très coupant et dangereux! Les motards qui se rendent aux abords des favelas risquent de se faire trancher la gorge, d’où cette tige protectrice ! Comme on trouve des favelas dans tous les quartiers, cette tige est aujourd’hui obligatoire à Rio.

25/ À la billetterie d’un stade, d’une école de samba ou d’une salle de concert, chercher la toute petite fenêtre au niveau du nombril dans le mur ! Vous devez vous baisser à moitié pour parler aux caissiers !

26/ « Rio de Janeiro » ... la traduction littérale est en fait le « Fleuve de Janvier » ! En effet les portugais débarquent en le 1er janvier 1502 et pensent dans un premier temps que la baie de Guanabara est l’estuaire d’un fleuve ! Quant au Carioca, l’habitant de Rio, il s’agit d’un mot tupi-guarani qui signifie « la maison de l’homme blanc », adjectif attribué aux portugais par les amérindiens.

27/ À la station essence, laisser toujours le pompiste vous faire le plein ! Il est interdit de faire le plein soi-même, sans doute par souci de préservation de cet emploi ?

28/ Vous trouverez des cartes postales dans les kiosques à journaux et certaines boutiques touristiques. Quant aux timbres, il faut forcément aller les acheter à la Poste, les « Correios ». Le timbre pour l’Europe coûte 4,5reais mais il faut 3 timbres pour atteindre ce montant, je vous conseille d’acheter le timbre à 5 reais, cela prend moins de place sur la carte ! il faut compter en moyenne 3 semaines avant que la carte arrive en Europe.

29/ en ce qui concerne le beau drapeau brésilien, non le vert ne rappelle pas un terrain de football et le jaune le sable des plages ! 😊 ! Le vert fait bien allusion à l’immensité de la nature et de la forêt, quant au jaune il s’agit des richesses aurifères et minières. Le bleu représente les fleuves et le ciel, les les étoiles représentent les 27 Etats, enfin la devise « Ordre et Progrès » est inspirée du courant positiviste du français Auguste Comte.

30/ A la plage, il arrive parfois que tout le monde se mette à applaudir d’un coup sans raison apparente… Il s’agit en fait d’un enfant perdu, on applaudit pour avertir que leur enfant a été retrouvé. Un exemple parmi tant d’autres de l’impressionnante solidarité bienveillante des brésiliens.

 

12/ Les attraits touristiques à Rio : petit résumé

Si le Christ et le Pain de Sucre sont les deux grandes stars de Rio, la ville regorge d’autres curiosités et centres d’intérêts. La Cidade Maravilhosa, c’est avant tout un site géographique hors du commun avec une végétation luxuriante omniprésente. Mais c’est aussi une atmosphère unique à saisir, et ce en prenant son temps et en s’aventurant en dehors des circuits classiques. Pensez à emporter une pièce d’identité ou la photocopie de votre passeport, les étudiants, les personnes âgées de moins de 21 ans et plus de 60 ans et les étudiants ont souvent le droit à des réductions : pensez à avoir un justificatif (une photo sur le téléphone suffit).

Le Christ Redempteur, posé sur le mont du bossu appelé le « Corcovado »

Vous pouvez aller admirer la statue de 30m du Christ en train à crémaillère, le « trem do Corcovado » part du haut du quartier de Cosme Velho, et monte directement aux pieds du Christ, à 710 mètres d’altitude, à travers la sublime forêt de Tijuca. Le tarif est de 82 reais en haute saison et de 67 reais en basse saison. Vous pouvez prendre votre billet sur internet pour éviter l’attente sur www.tremdocorcovado.rio, mais je vous recommande seulement cette option en haute saison à savoir entre décembre et février, une fois le ticket réservé vous êtes obligés de prendre le train, même si le temps n’est pas clément. L’autre option est d’y aller avec les vans officiels qui partent du Largo do Machado ou de la place du Lido à Copacabana. Le tarif est de 85 reais en haute saison et de 70 reais en basse, inclus l’accs au site et l’aller/retour en van. Pour les aventuriers, vous pouvez monter à pied depuis le Parc Lage, situé derrière la lagune : 1h30 à 2h de montée !

Le Pain de Sucre, rocher emblématique incontestable de la ville

Pour dominer l’entrée de la baie de Guanabara, direction le sommet du Pain de Sucre, qui monte à 396 mètres d’altitude. Le téléphérique se trouve à la Praia Vermelha, dans le quartier de Urca, le tarif est de 116 reais a/r (50 % de réduction pour les -21 ans, étudiants et +60ans). La aussi, possibilité de réservez en ligne, nécessaire seulement quand c’est la très haute saison (carnaval, Noel, Jour de l’An). Possibilité de monter à pied sur la première butte, le Morro da Urca (40min de montée), vous payerez ensuite moitié moins cher. Essayer de faire ces deux grands classiques en semaine pour éviter les touristes brésiliens le weekend.

Pour les amateurs de nature et de végétation luxuriante, rendez-vous au très beau Jardin Botanique, l’un des plus anciens du monde, les lundis après midi et le reste de la semaine de 8h à 17h, l’entrée est de 15 reais. Pas très loin, ne ratez pas le Parque Lage et son bel édifice du siècle dernier avec une superbe piscine. Véritable poumon vert, la forêt de Tijuca couvre 10% de la superficie de la ville. Pour bien saisir sa magie et s’imprégner de sa tranquillité, le mieux est de faire une randonnée de 3 heures, qui vous mènera aux sommets du Pico da Tijuca ou du Bico do Papagaio, mieux vaut partir avec un guide. Il est possible de voir de belles cascades et même de s’y baigner, pensez à emmener votre maillot ! D’autres randonnées sont proposées, toujours avec l’objectif de monter le plus haut possible pour bénéficier d’un point de vue unique : la Pedra da Gavea, la Pedra Bonita, la Pedra do Telegrafo à Guaratiba…

Le Centro mérite une visite d’une demi- journée en semaine et jusqu’à 20h uniquement, il n’est pas du tout résidentiel, ainsi il est désert le week-end et le soir. Très animé en journée, tout Rio s’y retrouve pour travailler. Il concentre le centre Business, Culturel, commerçant et historique. Vous plongerez dans différents univers qui se côtoient voire se mélangent, entre modernité, architecture coloniale, marché populaire, musées en tout genre (MAM, MAR, Musée du Lendemain, Beaux Arts, Musée Historique National, Centre Culturel de la Banque du Brésil etc), cafés traditionnels, théâtres, tours de bureaux, églises…Entre Santa Teresa et le Centro, se trouve le quartier nocturne et festif de Lapa, véritable rendez-vous des fêtards de Rio à partir du jeudi. Découvrir l’ambiance de la plage le week-end, quand elle est bondée, est un spectacle à ne pas manquer !

Les quartiers très cariocas de Flamengo et du Catete sont agréables à découvrir surtout le dimanche matin, on y trouve l’ancien Palais Présidentiel, le Musée de la République et son beau parc, la place São Salvador, très fréquentée en soirée et le week-end, le Parc Guinle, et le Parc et la plage de Flamengo, belle alternative aux plages de Copacabana et Ipanema, royaume des loisirs. Pour bien comprendre la société brésilienne et les contrastes de la ville de Rio, la visite d’une favela s’impose. Ce type de tours vous permet aussi d’appréhender la ville sous un autre angle, comme on accède rapidement au sommet de la colline via la favela et la forêt.

Louer un vélo pour découvrir la ville est vivement recommandé, les nombreuses pistes cyclables vous montreront Rio sous tous ses aspects ! Des tours en bateaux dans la baie de Guanabara sont organisés depuis la Marina de Gloria, ils permettent de voir Rio avec du recul, comme les portugais au 16ème siècle depuis leurs navires! La douce île de Paqueta, située tout au fond de la baie, mérite un détour, sans voitures, elle semble s’être figée dans le temps. Le bateau se prend depuis la Praça XV dans le Centro. Pour faire un saut au Nordeste tout en restant à Rio, rendez vous au Centre Culturel de São Cristovão, juste à côté du Maracanã, vous y trouverez une myriade de restaurants, des souvenirs typiques et des concerts de forró le weekend. Assister à un match de football au Maracanã est aussi une très belle expérience, même pour les non-footeux ! Il est possible de faire un saut en parapente ou delta-plane depuis le Pedra Bonita, vous atérissez sur la plage de São Conrado, 500 mètres plus bas ! Le premier tarif est de 500 reais, nous pouvons vous indiquer un instructeur.

Enfin les excursions à la journée et en voiture vous permettront de découvrir les magnifiques plages naturelles et protégées de Prainha, Grumari et Guaratiba, où il est également possible de randonner notamment pour atteindre le sommet de la fameuse Pedra do Telegrafo pour prendre la foto reine des comptes Instagram, on encore de faire du Stand Up Paddle dans la mangrove, et ce, toujours à Rio (après Barra da Tijuca) ! A noter que se trouve dans cette partie de Rio le très beau site Burle Marx, le grand urbaniste brésilien des années 60, et le Musée Casa do Pontal, grande collection de figurines représentant la vie brésilienne à la campagne. En passant une journée à Niteroi, la ville de l’autre côté de la baie, vous aurez l’occasion de connaître les œuvres de Oscar Niemeyer et de très belles plages, la vue sur Rio depuis le Parque da Cidade vous laissera quant à elle, bouche bée ! Enfin, vous pouvez aussi passez une journée à la ville impériale de Petropolis, située à 1 heure de route de Rio, perchée dans les montagnes. Dom Pedro II aimait s’y rendre pour échapper aux chaleurs étouffantes de l’été Carioca. Vous découvrirez le Musée Impérial, le Palais de Cristal, la maison de l’aviateur Santos Dumont ou encore le Palais Quitandinha, le plus grand casino-hôtel du continent dans les années 40.

Bref, il y a de quoi faire à Rio ! Je vous conseille de passer au moins 4 jours à Rio pour faire les grands classiques tout en ayant le temps de saisir l’énergie et l’ambiance de la Ville Merveilleuse.


13/ Autour de Rio : Paraty, Ilha Grande, Búzios

La côte au sud de Rio, qui descend vers le littoral de Sao Paulo, est sublime. La Costa Verde est une succession de plages sauvages où des collines verdoyantes se jettent dans une douce harmonie. Ilha Grande est un véritable paradis, située à 2h de route et 30min de bateau, il n’y pas de routes et l’île est traversée par de nombreux sentiers, vous permettant de vous balader dans la Mata Atlantica d’origine et d’atteindre une trentaine de plages protégées. L’agence easytransferbrazil.com.br est pratique et vient vous chercher à votre hébergement et vous amène directement au port le plus proche où un bateau vous attend ; je peux aussi vous organiser le transfert, plus pratique et rapide. Située à la fin du chemin de l’or partant du Minais Gerais, Paraty est une superbe ville coloniale d’où étaient exportées les matières précieuses pour le Portugal. Comme la route goudronnée qui mène à Paraty date des années 70, la ville est très bien préservée et fais partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. De plus, sa côte est elle aussi magnifique et il existe de très beaux chemins de randonnée vous menant aux petits villages de pêcheurs comme Ponta Negra ou Pouso de Cajaiba. Le Saco de Mamanguá est une véritable perle, c’est un fjord tropical de 8km qui s’enfonce dans les terres, tout un écosystème s’est développé sur ces rives, unique au monde. Avec mon équipe nous connaissons très bien la région et nous vous organisons cette excursion de plusieurs jours avec un programme sur mesure. La compagnie de bus Viaçao Costa Verde vous emmène à Paraty en 4h20, départ toutes les heures depuis la Rodoviaria Novo Rio (80reais).

Búzios est une petite ville balnéaire située à 3h de route de Rio au nord, lancée par Brigitte Bardot dans les années 60, elle gagne très vite le surnom de « St Tropez brésilien ». Une quinzaine de belles plages et criques entourent cette presqu’île où la fête bat son plein pendant l’été brésilien, hors saison c’est plutôt calme. Les villes de Cabo Frio et Arraial do Cabo sont à quelques kilomètres, vous y trouverez également de jolies plages et des centres de plongée.


14/ Rio, paradis des sports en plein air

Les JO de 2016 sont historiques : c’est la première fois que toutes les disciplines sont disputées dans la même ville ! En effet la ville de Rio est dotée d’un site naturel si complet qu’elle ravira les plus grands sportifs outdoor. Dans la forêt de Tijuca, vous pratiquez l’Escalade et le Rappel, la Randonnée avec notamment les 180km de la piste TransCarioca qui traverse toute la ville via ses 3 forêts, de Urca à Guaratiba, vous empruntez les sentiers de VTT et les routes sinueuses pour les Cyclistes, vous sautez en Deltaplane ou Parapente depuis la plateforme de la Pedra Bonita (500 mètres).

Sur l’eau, vous faites du Canoë, de l’Aviron ou de la Rame polynésienne sur la Lagune Rodrigo das Freitas derrière Ipanema et sur la baie de Guanabara, mais aussi de la voile ou de la planche à voile. Quant au Stand Up Paddle, vous le pratiquer dans la mangrove à Guaratiba, au niveau du Poste 5 de Copacabana et sur les plages de Urca et de Flamengo. Vous nagez en eau libre à Copacabana où sont organisés les triathlons. Pour les Surfeurs une myriade de spots s’offre à vous : plages de Leme, Arpoador, Leblon, São Conrado, Joatinga, Barra da Tijuca et le Saint Graal absolu : Prainha ! Pour les amateurs de Kitesurf, rdv au début de la plage de Barra da Tijuca, en fin d’après midi. En ce qui concerne la plongée, il vaut mieux aller à Ilha Grande ou du côté de Cabo Frio, à 2h au nord de Rio.

Toute la panoplie des sports de plage sont présents à Rio : Beachvolley, Beachtennis, Ultimate, Beachrugby, Footvolley et la traditionnelle Roda de football en bord de mer (jongles entre 2 jusqu’à 10 personnes en rond), appelée la « altinha ». Il est aussi possible de participer à un stage de renforcement musculaire ou de remise en forme sur toutes les plages de Rio, voire de Yoga, souvent tôt le matin ! À toute heure vous pouvez vous élancer pour votre Jogging le long des plages, vous n’êtes jamais seuls ! De même vous faites vos exercices de musculation sur n’importe quelle place ou parc, équipés de d’appareils en inox.

Pas de panique non plus pour les Skatteurs et Patineurs, la ville compte de nombreux skateparcs et ils sont les bienvenus sur les pistes cyclables, et le dimanche la voie est libre sur les routes de Copacabana, Ipanema et Flamengo, le trafic automobile étant interdit. Dans le splendide parc de Flamengo, vous trouvez en libre accès terrains de Football, Handball, Basket et même des cours de Tennis. Entre 2 cocotiers, vous étendez sans problèmes votre élastique de Slack Line pour travailler votre équilibre et vos abdos, et si vous êtes plus acrobates vous accrochez votre Tissu Aérien à n’importe quel arbre robuste. Enfin sachez qu’il y a 3 terrains de Golfs à Rio, entre São Conrado et Recreio. N’hésitez pas à me solliciter pour savoir comment et où pratiquer ces activités sportives !


15/ Le climat, les saisons et le décalage horaire

Nous sommes dans l’hémisphère Sud, les saisons sont donc inversées ! L’été Carioca (le « verão ») s’étale entre décembre et mars. Il fait alors chaud et humide, le thermomètre frôle souvent les 40 degrés ! Pensez à vous couvrir la tête et à bien vous hydrater pour éviter l’insolation. La crème solaire est indispensable, même si vous vous exposez quelques minutes. Si la journée est belle et chaude, il est fréquent que de violents orages éclatent en fin d’après midi, inondant et paralysant la ville en quelques minutes! Prenez votre mal en patience, ça finit toujours par s’arranger… Au 21 décembre le soleil se lève à 5h et il se couche à 20h (en France c’est environ 8h30/17h)

On peut considérer que l’hiver (« inverno ») commence à partir du mois de avril, il fait plus « frais » et plus sec ce qui rend le temps en fait plus agréable, et ce jusqu’au mois de septembre / octobre. Ainsi vous profiterez de Rio sous un beau ciel bleu et 25 degrés en moyenne, par mauvais temps ça ne descendra pas en dessous des 15 degrés. L’occasion pour les brésiliens de se vêtir de leurs plus belles écharpes, bonnets, gants… histoire de se sentir un peu dans l’hémisphère nord ! Les pluies sont courantes au mois de novembre, c’est la transition vers l’été. Au 21 juin le soleil se lève à 6h30 et se couche à 17h (en France c’est environ 5h/22h)

Pour le décalage horaire, nous avons 5h décalage entre fin mars et fin octobre puis 4h quand en France on passe à l’heure d’hiver. Depuis 2019, Bolsonaro a annulé le changement d’horaire au Brésil, ainsi nous ne changeons pas d’heure du tout.


16/ Un pays aux multiples religions

De part sa composition ethnique et son histoire, le Brésil est une terre de nombreuses croyances et religions. Les références à Dieu sont courantes dans la vie de tous les jours, voire même de plus en plus, avec un gouvernement qui essaie d’imposer l’influence grandissante des églises évangéliques. Pourtant Le pays se présente comme étant un pays laïc.

Avec un peu plus de 120 millions de fidèles, le Brésil reste le pays le plus Catholique au monde, héritage direct de la colonisation portugaise. Les premiers édifices bâtis par les portugais étaient les monastères de São Bento et de Santo Antonio à Rio, ou encore celui de Santa Teresa, qui a donné le nom au quartier. La Cathédrale Métropolitaine de Rio, inaugurée en 1976, a une architecture atypique et surprenante, elle reprend la forme des pyramides de l’époque pré-colombienne. Afin de retenir ses fidèles, le Vatican choisit la ville de Rio pour organiser les JMJ en 2013. La deuxième religion est le Protestantisme. Elle a vu naître ces dernières années de nombreuses églises Évangéliques, pentecôtistes et néo-pentecôtistes, qui accueillent de plus en plus de croyants déçus de l’église catholique. Elles ont su développer leur présence dans toutes les villes brésiliennes et les quartiers défavorisés (dont les favelas)... Leurs dirigeants s’approchent de plus en plus des postes clés en politique. Ainsi le maire de Rio élu en janvier 2017 pour 4 ans, Marcelo Crivella, est l’un des leaders de la toute puissante « Église Universelle du Royaume de Dieu ». Vivrons nous la fin du carnaval et du bikini à Rio sur le moyen terme ? Leurs idées conservatrices et rétrogrades font froid dans le dos et ils ont beaucoup d’ambition...

Le Spiritisme est lui aussi de plus en plus populaire, c’est le français Allan Kardec avec son livre « Livre des Esprits » qui a lancé cette croyance, le nombre de participants en font le premier pays de cette doctrine. Les esclaves africains ont adapté le Vaudou de leur terre d’origine avec les rites catholiques pour pouvoir continuer à pratiquer, il s’agit du Candomblé et de l’Umbanda, très répandus dans le pays, surtout parmi la population noire. Ces religions font appel aux « orixas », ces divinités afro-américaines introduites par la traite des Noirs. Il convient aussi de souligner le Chamanisme, qui lui concerne les rites indigènes et qui utilise la fameuse plante de l’ayahuasca pendant ses réunions. La communauté judaïque est quant à elle la huitième plus importante dans le monde. Enfin, parmi cette myriade de religions, 8% des brésiliens se déclarent tout de même « sans religions », ce qui ne veut pas dire qu’ils ne croient pas en une force supérieure !

 

17 / L’Histoire du Brésil en quelques lignes & politique récente

La colonisation, l’esclavage et l’exploitation des ressources naturelles

C’est en avril 1500 que les navires de Pedro Álvares Cabral découvrent le Brésil et ses 5 millions d’Amérindiens. Les intérêts des portugais se concentrent dans un premier temps dans la région de Bahia. La ville de Salvador est fondée dès 1549 et elle devient la première capitale de la colonie du « Pau Brasil », ce bois braise qui a donné son nom au pays. En effet le tronc de ce bois précieux était d’un rouge vif - couleur braise / brasil - qui était très recherché en Europe pour teindre les tissus en rouge. C’est donc l’exploitation de cet arbre qui a lancé la colonisation du Brésil par les portugais dans un premier temps. A noter qu’on trouvait cet arbre - devenu aujourd’hui très rare – dans la Mata Atlantica, cette forêt à la diversité inouïe allait du littoral de Bahia jusqu’à celui de São Paulo, elle fut dévastée à 93% ! Ce sont les cultures de canne à sucre à Bahia qui ont entraîné le début de la traite des Noirs d’Afrique dès le milieu du XVIème siècle. La tragédie de l’esclavage au Brésil s´étala sur près de 4 siècles, au total environ 4 millions d’Africains ont connu le terrible sort, l’abolition est proclamée en 1888 par la Reine Isabelle avec la loi d’Or, c’est le dernier pays des Amériques à mettre fin à l’esclavage.

Ce n’est qu’au 18ème siècle que les Portugais découvrent enfin de l’or et des diamants, dans l’arrière pays de Rio de Janeiro. L’état du Minas Gerais (« les Mines Générales ») voit alors naître les villes aurifères de Ouro Preto, Tiradentes, Diamentina... Dès 1763 la capitale de la colonie est transférée à Rio de Janeiro, d’où partait les métaux précieux pour Lisbonne. C’est aussi à cette époque que les cultures de café apparaissent, notamment dans l’état de São Paulo, qui deviendra petit à petit le véritable poumon économique du pays.

L’indépendance du Brésil, la dictature et les années 2000

En 1789, une petite révolution est aussi menée dans la ville de Vila Rica (devenue ensuite Ouro Preto), emmenée par Joaquim José da Silva Xavier, appelé Tiradentes car il exerçait entre autre la profession de dentiste : il « tirait les dents ». Exaspéré du poids des impôts dus à Lisbonne et rêvant de liberté, Tiradentes est le premier à imaginer un Brésil indépendant du Royaume portugais. Il tente d’organiser une révolte en s’entourant de figures du clergé et de hauts responsables du Minas Gerais, mais il est trahi par 2 d’entre eux, mettant un point final à ce mouvement de l’Inconfidence Mineira. Au cours de son procès, Tiradentes assume toute la responsabilité et il est condamné à mort. Il sera exécuté le 21 avril 1792 à Rio de Janeiro ; écartelé, son corps est dispersé dans plusieurs villes pour montrer l’exemple. Le jour de la mort de Tiradentes est férié et vous trouverez dans toutes les municipalités brésiliennes une place et une rue à son nom, grand martyre et premier héros du Brésil.

En 1807 les troupes de Napoléon envahissent le Portugal, poussant la famille royale Portugaise et toute sa cour à s’enfuir vers le Brésil. Le Roi João VI foule le sol Carioca en 1808 au quai de la Praça XV dans le Centro : Rio devient la Capitale du Royaume Portugais, le Roi autorise alors le Brésil à ouvrir ses ports au commerce international, ce qui marque un tournant pour le développement de l’économie brésilienne. 14 années plus tard, le João VI finit par rentrer au Portugal et l’indépendance du Brésil est célébrée le 7 septembre 1822 par son fils, Pedro I. La fin de la monarchie est précipitée avec la l’abolition de l’esclavage, la République est proclamée en 1889.

Le Brésil est aujourd’hui un pays fédéral avec 26 états + le DF, le Distrito Federal de Brasilia, capitale moderne surgie en plein désert au centre-ouest du pays dans l’Etat du Goias. Désirée par le Président Juscelino Kubitschek pour occuper les terres et relancer l’économie brésilienne, elle fut dessinée et réalisée par Oscar Niemeyer et Lucio Costa. La capitale est transférée de Rio à Brasilia en 1960. 4 ans plus tard, alors que le monde est en pleine Guerre froide, un coup d’Etat renverse le Président élu João Goulart, un peu trop communiste au goût des généraux et des Américians. La dictature prend fin au bout de deux décennies et les premières élections libres voient Tancredo Neves se faire élire en 1985, mais ce dernier décède subitement dans des circonstances controversées avant même de rentrer en fonction. Les débuts de la jeune démocratie sont difficiles, avec notamment une grande crise dans les années 90 marquée par une inflation démesurée, contenue avec le plan Real mis en place par Fernando Henrique Cardoso, qui sera le Président de 1995 à 2002. L’ancien syndicaliste métallurgique de São Paulo, Lula, lui succède entre 2003 et 2011. Après avoir respecté les mesures d’austérité imposées par le FMI, la croissance du Brésil repart et Lula lance de grands programmes sociaux permettant à des millions de Brésiliens de sortir de la grande pauvreté dont la fameuse Bolsa Familia. Il réussit à mettre le pays sur les devants de la scène internationale, et il gagne la confiance des marchés. À la fin de son deuxième mandat, il jouit d’une très grande popularité, malgré les affaires de corruption et des comptes publiques bien moins fournis qu’à sa prise du pouvoir... Avec un taux d’approbation à 87 % à la sortie de ses 8 ans aux commandes du pays, il arrive aisément à faire élire sa dauphine, Dilma Roussef, qui participa à la résistance pendant la dictature.

La situation politique et économique des 6 dernières années

Surfant sur la vague des bons résultats de l’ère Lula, les débuts se passent assez bien, mais les difficultés apparaissent au cours de l’année 2013 avec notamment les plus grandes manifestations depuis la dictature, les brésiliens sont dans la rue pour exprimer leur ras le bol de quasiment tout, du jamais vu ! De la corruption généralisée, de la vie chère, de l’augmentation constante des tarifs dans les transports en communs, du système de santé et de l’éducation nationale en déclin etc etc. Elle parvient tout de même à vaincre de justesse Aecio Neves (droite) à l’élection de 2014. Beaucoup moins habile avec le complexe échiquier politique et décriée par la classe moyenne, Dilma devient vite le bouc émissaire de la crise économique qui frappe le Brésil dès 2014, liée avant tout à un contexte économique mondial très morose et à une chute du cours des matières premières et des échanges avec son premier partenaire économique, la Chine, qui ralentit fortement aussi à cette époque. Le taux de chômage dépasse les 10%, le real s’effondre, traduisant la mauvaise santé de l’économie (1 euro pour 4,30 reais, alors qu’il a souvent oscillé autour de 1eur pour 3 reais). L’industrie marque le pas, les investisseurs étrangers perdent confiance et se découragent à se lancer sur ce marché à l’administration complexe et à la lourde bureaucratie. Mais ce qui va surtout entraîner la chute de Dilma est l’énorme scandale autour de Petrobras, la grande entreprise de pétrole et de gaz, détenue à 51% par l’Etat, qui éclate début 2015. L’opération Lava Jato menée entre autres par Sergio Moro, le juge anti-corruption de Curitiba, met au jour un gigantesque schéma de pots-de-vin entre parlementaires de tout bord et Petrobras, mais aussi avec les grandes entreprises de BTP comme Oderbrecht. L’objectif était de surfacturer les marchés publiques pour financer les campagnes électorales et enrichir les concernés. Dilma commence à devenir une menace pour les intérêts de certains politiciens influents et de grands patrons, ces derniers réussissent alors à lui mettre la société brésilienne à dos, notamment avec l’aide du tout puissant roi des médias, la Rede Globo, qui détient la plus grande chaîne de télévision et bon nombre de journaux et revues politiques. Fin août 2016, juste après les JO et à la mi-parcours de son deuxième mandat, Dilma Roussef est définitivement écartée du pouvoir, officiellement pour avoir pratiqué le « pédalage budgétaire » qui permettait à l’État de payer ses dettes en différé afin de maquiller les comptes publics, une pratique pourtant utilisée par tous ses prédécesseurs... Cette pratique, déclarée illégale pendant la procédure d’impeachment redevient légale quelques mois après l’investiture du nouveau Président...! La destitution de Dilma est une véritable mauvaise farce, qui balaie en quelques semaines les 54 millions de voix récoltées au 2eme tour de la présidentielle de d’où le « coup d’état » invoqué par ses soutiens, La constitution prévoit que le pays soit dirigé par le vice Président jusqu’aux prochaines élections : Michel Temer, 77 ans, devient alors Président par intérim. Cet ancien allié compris vite comment il pouvait profiter des soucis de Dilma. C’est le retrait de la coalition gouvernementale de son parti, le PMDB avec Eduardo Cunha, (ex-Président de la chambre des Députés et depuis emprisonné pour corruption) qui entraîne le début de la procédure de destitution de Dilma. Directement impliqué dans plusieurs affaires, Michel Temer arrive tout de même à se maintenir au pouvoir grâce à de belles manœuvres politique, et ce malgré un taux de popularité chez les brésiliens proche de 3%. Il tente de résorber la profonde crise en lançant de grandes mesures d’austérité accompagnées de coupes budgétaires et des privatisations, sans compter une récente tentative de supprimer une réserve de 4 millions d’hectares en Amazonie pour les cultures de soja, entre autres... A noter que Dilma est la seule personnalité politique à ne pas être poursuivie par la justice ! Après 2 années à la tête du pays, Temer aura été incapable de redresser la situation, si ce n’est pire.

Quant à Lula, son ennemi numéro 1 le juge « anti-corruption » Moro a finalement réussi à l’emprisonner depuis avril 2018, autour de l’affaire du triplex de Guaruja, une station balnéaire de l’Etat de São Paulo. Lula aurait bénéficié de cet appartement de la part de l’ex-PDG du groupe de BTP OAS, Léo Pinheiro, pour le remercier de lui avoir accordé des contrats juteux. Lula a toujours nié ces accusations et l’unique preuve irréfutable de Moro est pourtant assez légère : un témoignage à charge de Léo Pinheiro, qui est lui aussi déjà en prison pour... corruption ! Malgré plusieurs recours de ces avocats, la peine de Lula a été confirmée en appel et il a été condamné à 12 ans de prison, divisant encore plus les brésiliens, entre ceux qui s’en félicitent et ceux qui continuent à le soutenir. En effet malgré son incarcération, Lula reste populaire auprès de beaucoup de brésiliens, surtout dans le Nord et le Nordeste. Malgré de nombreuses tentatives de ses avocats et de son parti pour le libérer afin qu’il puisse se présenter aux élections présidentielles d’octobre 2018, il n’aura bénéficié d’aucune clémence de la justice, Lula reste inéligible et emprisonné. Il choisit alors le professeur d’Université en Economie Fernando Haddad, ancien maire de São Paulo, pour le représenter et porter les couleurs et le projet du Parti des Travailleurs. Cependant, devant les difficultés et la crise que connaît le Brésil depuis plusieurs années, une très grande partie de la population s’est mise à haïr le PT et le rejet de Haddad est immense, la presse ne le soutenant pas, le boulevard pour la victoire de Jair Bolsonaro paraissait de plus en plus évident vu le manque d’alternative, l’opposition de droite s’est volatilisée ces dernières années, elle aussi impliquée dans de nombreux scandales, ses grandes figures sont tombées une à une : Aécio Neves, Sergio Cabral, Eduardo Cunha, Pezao, ces 3 derniers en prison (Cunha, l’instigateur de la chute de Dilma Rousseff)… Notons aussi que Lula a finalement été libéré en novembre 2019 et que toutes les charges contre lui ont été levées… !

Le 38ème Président du Brésil : Jair Bolsonaro (extrême droite), entrée en fonction le 01/01/19

Bien que député de l’Etat de Rio de Janeiro pendant 28 ans, l’ex Capitaine de l’armée Jair Bolsonaro s’illustre par le peu de réformes ou lois votées pendant sa carrière et se présente comme un anti-système. Ouvertement raciste, homophobe et misogyne, il fait régulièrement l’apologie de la dictature et prône le port d’arme autorisé pour combattre la violence (plus de 60 000 homicides dans le pays en 2017). Presque élu dès le 1er tour (46% des voix), il fini par l’emporter le 28 octobre 2018 avec 10 millions de bulletins d’avance sur Haddad, avec 55% des voix, il est la grande – mauvaise  - surprise de ce scrutin d’ores et déjà historique. Clairement opportuniste, Bolsonaro a changé 7 fois de parti politique, et aujourd’hui il ne fait parti d’aucun parti puisqu’il a été exclu du PSL, son parti d’adoption pour la Présidentielle ! Il s’est fait baptisé à la hâte en 2016 à Jérusalem (par un pasteur évangélique aujourd’hui en prison pour corruption) pour se rapprocher des électeurs des églises évangéliques qui ont clairement été l’une des clés du scrutin. Comme partout dans le monde, Jair le populiste a su surfer sur la vague des mécontents et des déçus des partis politique traditionnels. Avec un discours cru, il s’est présenté comme le sauveur de la nation, sans proposer pour autant des solutions concrètes ou pertinentes pour sortir le pays de son profond marasme.

Rappelons qu’il a été poignardé à l’estomac quelques semaines avant le premier tour par un déséquilibré pendant un bain de foule à Juiz de Fora (Etat du Minas Gerais), ce qui lui a permis d’avoir une bonne excuse pour éviter de se rendre aux débats télévisés et de se confronter à ses adversaires, même pour celui du 2ème tour, alors qu’il allait beaucoup mieux. Ainsi, à aucun moment les électeurs ont pu le voir s’exprimer sur son programme ou ses idées, laissant la place aux intox sur les réseaux sociaux, notamment financées par des grandes entreprises le soutenant et par des armées des hackers, surtout sur whatsapp (le Brésil est le 2eme pays au monde qui utilise le plus cette application, qui n’est jamais controlée). Très rapidement, les brésiliens ont été bombardés de fake news présentant le Brésil comme le futur Vénézuela si Haddad était élu. Il y aussi eu l’affaire du « kit gay », cette BD de Titeuf qui aurait été distribuée aux enfants dans les écoles par le PT pour leur expliquer l’idéologie du genre, abordant ouvertement la question de l’homosexualité : cet énorme mensonge a permis à Bolsonaro de diaboliser le PT dans ce pays ultra religieux et il s’est présenté comme le grand défendeur de la « famille traditionnelle », assez audacieux pour un homme qui a tout de même eu 5 enfants avec 3 femmes différentes… En quelques mois, Bolsonaro appuyé par de grands groupes industriels, par les géants de l’agro-négoce prêts à dévorer l’Amazonie pour planter du soja (et nourrir le bétail du monde entier) et de la canne à sucre (pour produire le « bio » carburant, l’éthanol) mais aussi une partie de la presse a réussi à faire croire à toute la population que le PT était le grand responsable de tous les maux du pays : l’insécurité, le chômage, la corruption… petit à petit il s’est imposé comme le seul à être capable de débarrasser le Brésil de son démon rouge communiste. Après 13 ans au pouvoir, le PT aura pourtant beaucoup plus flirté avec le modèle capitaliste que communiste… De plus rappelons que entre 2016 et 2018 le pays était donc gouverné par Michel Temer, de droite. Quant aux affaires de corruption, si certaines figures du PT ont en effet été concernées par l’opération de la Lava Jato, cette affaire touche tous les partis et précisons que bien plus d’élus issus du Parti Progressiste (PP) ont eu des troubles avec la justice, ce parti qui gouvernait pendant la dictature et qui était celui de… Jair Bolsonaro jusqu’au début 2018 ! Manipulés et dotés de peu de sens critique, il semble que beaucoup de Brésiliens se soient laissés bernés par Bolsonaro et son équipe, le faisant passer pour un « mythe ». Comment croire que 57 millions de brésiliens soient d’accord avec cet homme qui n’a jamais caché sa haine des pauvres, des noirs, de la communauté LGBT, des femmes, des indigènes, des écologistes … à savoir, l’essence même de ce pays à la population métissée et si variée  ? Ou pensent-ils que ce serait simplement de la provocation pour faire parler de lui ? Ses dires sont tout de même effrayants, voici un petit florilège des phrases chocs prononcées par Bolsonaro qui retracent bien son état d’esprit et sa vraie nature :

Mysogénie

« J’ai eu quatre fils et, pour le cinquième, mon sperme était de moindre qualité, on a eu une fille. »

Inclassable

« Je ne suis pas un violeur. Mais si je l’étais, je ne la (Maria do Rosário, députée de l’État de Grande Rio do Sul, Parti des Travailleurs) violerais pas, parce qu’elle ne le mérite pas. Elle est très méchante, et très moche. Ce n’est pas mon genre. »

Homophobie assumée

« Je serais incapable d’aimer un enfant homosexuel. Je ne vais pas me comporter comme un hypocrite ici : je préférerais que mon fils meure dans un accident de voiture plutôt que de le voir avec n’importe quel type moustachu. Pour moi, il serait mort. » 

ONG et indigènes

« Si je (deviens président), il n’y aura pas d’argent pour les ONG. Ces gens sans valeur devront travailler ». « Si j’arrive là, chaque citoyen aura une arme à feu chez lui. Vous n’aurez plus aucun centimètre (de terre) démarqué pour les réserves indigènes ou les quilombolas. »

Les socialistes / partisans du PT

« Ce groupe, s’ils veulent rester ici, devra se soumettre à la loi de chacun de nous. Ou sinon quitter le pays ou aller en prison. Ces marginaux rouges seront bannis de notre patrie »

Les bandits / trafiquants de drogue

« Si (un policier) tue dix, quinze, vingt personnes, il doit être décoré, pas poursuivi »

Apologie de la dictature

« Je suis en faveur d’une dictature, un régime d’exception »

Le nouveau gouvernement de Bolsonaro annonce la couleur, clairement conservateur et de droite, il est composé de 22 ministres (tous blancs) dont 8 sont issus de l’armée, et seulement 2 sont des femmes : pour un pays aussi pluriel que le Brésil, on peut dire que ce gouvernement ne représente qu’une partie de la population, à savoir l’élite blanche du Sud / Sud-est. A noter que le ministre de la justice n’est autre que notre ami anti-Lula… Sergio Moro ! Bel exemple d’impartialité! Quant à son vice président, c’est le général Mourao. On peut s’attendre à une grande vague de privatisations notamment au profit des groupes étrangers et surtout américains, à une déréglementation de la protection des réserves naturelles afin d’exploiter davantage leurs ressources, à un possible retrait de l’Accord de Paris, à un plus grand contrôle de l’Éducation orienté par les idéaux arriérés des églises évangéliques, au gel des aides pour les ONG et à la culture, à une plus grande libéralisation du marché… Il est aussi censé donner plus de pouvoir aux parlementaires issus du groupe de la « BBB » à savoir l’industrie de l’agro-négoce (première responsable de la déforestation amazonienne), la Bible avec les évangéliques et le lobby des armes à feu. Bolsonaro s’inspire largement de son modèle Donald Trump, qu’il idolâtre depuis son élection. Les deux entretiennent les théories du complot et les fake news de manière à mieux diviser la société, ce qui leur garantit de rester au pouvoir. Avec Biden, il va falloir changer de discours si il veut éviter un isolement qui serait très problématique pour l’économie brésilienne.

Comment rester optimiste avec tout ce programme ? Le Brésil étant encore une démocratie avec des garde-fous, on peut espérer que beaucoup de ses annonces ne se concrétiseront pas. Devant le manque d’alternative, il s’agissait avant tout d’un vote anti-PT plutôt que d’un vote pro-Bolsonaro, symbolisant un ras le bol général et un grand dégoût des élites traditionnelles. Ainsi les brésiliens ont parié sur un grand changement concret que Bolsonaro leur a promis : moins de corruption, moins de chômage et moins d’insécurité, quitte à gommer les diversités du Brésil et certaines lois.

Dans tous les cas sachez que personnellement j’accueille tout le monde les bras ouverts et je tâcherai de vous présenter mon Brésil, loin de toutes les idées nauséabondes de ce nouveau Président, qui ne sont pas les miennes.

Les autres grands vainqueurs de cette élection sont les abstentionnistes, les votes nuls et blancs qui ont représenté 1/3 des électeurs, dans un pays où le vote est pourtant obligatoire, c’est aussi très révélateur de la lassitude du monde politique, tendance qui est plutôt mondiale au final.

Depuis son élection

Le monde entier s’est offusqué de l’impressionnante recrudescence des feux de forêt en Amazonie et dans le Pantanal (20 % du territoire brûlé en 2020!) en juillet/août 2019/2020 , notamment Emmanuel Macron, s’en est suivie une passe d’armes entre les 2 présidents, sans précédents dans les relations diplomatiques entre les 2 pays, pourtant toujours très cordiales. Bolsonaro a clairement été le premier pyromane, il a donné le feu vert à tous ces paysans qui en principe sont censés respecter un certain nombres de règles, sauf que il n’y a plus aucun contrôles réalisés par les unités de protection de l’environnement puisque Bolsonaro leur a coupé les vivres dès son arrivée au pouvoir ! Le poumon vert de la planète s’est vu amputé des milliers d’hectares de forêt vierge, tandis que l’image du Brésil à l’étranger partait elle aussi un peu plus en fumée… Les dégâts sont terrifiants et surtout, la forêt vierge, une fois qu’elle a cramé, c’est pour toujours : il faut environ 1000 ans pour qu’elle se reconstitue.

Avec un discours toujours plus radical et réactionnaire, il ne se passe pas une semaine sans que Bolsonaro et son équipe mentent ou se ridiculisent. Quant au retour à la croissance tant attendu et annoncé par le ministre ultra libéral Paulo Guedes, toujours rien (croissance du PIB de 1,1 % en 2019, encore moins que les 2 années précédentes !), le chômage lui continue de grimper (12 millions de personnes), le real, de plonger (1eur = 67,0 reais à la mi 2020). Comme prévu ,le budget des universités fédérales s’est vu réduit de 30 %. En ce qui concerne la chute de la criminalité promise, elle a en fait changer de victimes : jamais les minorités n’avaient connu autant de troubles (femmes, LGBT, indigènes, noirs et défenseurs de l’environnement), quant à la violence policière envers les noirs, elle explose littéralement. Les armes de poing connaissent des ventes spectaculaires. Beau panorama !

Fidèle à ces soutiens des grands propriétaires terriens, il a autorisé 300 produits agro-toxiques jadis interdits pour leur nocivité. La liste est longue… Quant à la réelle idéologie de Bolsonaro et consorts, il suffit de citer l’ancien secrétaire à la Culture, Roberto Alvim, qui au cours d’un discours en janvier 2020, a littéralement paraphrasé le ministre de la propagande nazie, Goebbels, avec comme fond sonore,  la musique classique "Lohengrin", de Richard Wagner, idolâtré par le régime de Hitler. Et nous ne sommes même pas encore à la mi mandat !

Crise du Coronavirus – COVID 19, à partir de mi mars 2020

Nous avons eu un exemple concret de l’incompétence extrême de Bolsonaro à gouverner avec la crise du Coronavirus, la liste de ses absurdités est longue. Il est l’un des seuls leader du monde qui a continué à marteler qu’il ne s’agissait que d’une petite grippe même après que l’épidémie ait commencé ses ravages, que le confinement était inutile et qu’il ne fallait surtout pas que le Brésil s’arrête pour quelques milliers de morts ! Une manière pour lui de se décharger de toutes responsabilités des emplois perdus, il n’a jamais montré le moindre enthousiasme à aider les plus démunis notamment les millions de travailleurs informels et micro-entrepreneurs, il a cherché à tout prix à ce que l’État intervienne le moins possible. Il a du concéder sous la pression une aide d’urgence de 600reais par mois versée à tous les travailleurs indépendants (pendant 5 mois). Sans cesse contre-dit par tous les gouverneurs des États, par son propre Ministre de la Santé Mandetta (qui fini par démissionner aux vues des nombreux désaccords), par le directeur de l’OMS, désapprouvé par les Présidents de l’Assemblée et du Sénat, Bolsonaro s’est isolé complètement, même avec certains généraux qui l’ont toujours soutenu. Par contre il a pu compter sur les ardents pasteurs des grandes églises évangéliques, tout aussi criminels que lui, ils appellent à continuer les cultes, à aller travailler et à s’en remettre … à la protection de Jesus ! Délirant. En mars et avril 2020, presque tous les soirs des millions de Brésiliens s’arment de casseroles et cuillères pour faire entendre leur déception, mécontentement voire haine à leur fenêtre pendant les « panelaços ». S’il apparaît désormais à un grand nombre que Bolsonaro n’est pas apte à diriger le pays, les tentatives d’impeachment n’ont rien donné, faute d’une unité solide de l’opposition qui se cherche toujours un véritable leader. Bolsonaro, bien plus malin qu’on ne le croit, réussit à éliminer ses adversaires petit à petit, il reste plébiscité par des millions de brésiliens et il conforte son pouvoir mois après mois, peu importe le taux de chômage ou le nombre de morts, de toute façon, ce n’est jamais lui le responsable puisque il s’illustre par son immobilisme. A noter qu’il s’est vu effacer certains tweets et publications sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitters, Facebook) car jugés trop irresponsables et dangereux pour les Brésiliens. Il est fier de n’être pas vacciné, même si certaines personnes de sa famille le sont, à commencer par sa mère et un de ses fils.

En septembre 2021 on comptabilisait près de 600 000 personnes décédées du Covid 19 (2ème pays le plus endeuillé au monde), une « petite grippe » assez mortelle tout compte fait... la faute à Dieu ?



Marielle Franco, une icône qui dérangeait

Enfin quelques mots sur la figure politique Marielle Franco, lachement assassinée le 14 mars 2018 dans le centre de Rio avec son chauffeur Anderson Gomes. Agée de 39 ans, Marielle a grandi dans la favela de la Maré dans la zone nord de Rio, elle était conseillère municipale issue de la formation du PSOL (Parti Socialisme et Liberté). Cette militante en faveur des Droits de l’Homme, femme, noire et lesbienne dénonçait avec beaucoup d’énergie les violences policières dans les favelas et auprès des populations noires, la plupart du temps impunies. Elle est devenue un symbole à abattre pour les miliciens et certains policiers véreux et corrompus, elle était devenue une menace, une grande gueule à faire taire. Sa mort a eu une très grande répercussion dans tout le pays, d’importantes manifestations ont eu lieu dans les grandes villes pour dénoncer cet assassinat qui traduit malheureusement un système de sécurité défaillant et une grande impunité. Deux anciens militaires soupçonnés d'avoir pris part à son assassinat sont arrêtés en juillet... mais personne n’a encore été condamné, l’enquête est au point mort, on ne connaît pas les commanditaires du crime.

Bref, le tableau n’est pas fantastique ! Fini les grands espoirs des « BRICS » d’il y a 10 ans ! Mais malgré ces années de récession, le Brésil et ses 210 millions d’habitants reste dans le Top 10 des économies mondiales, de par sa taille et l’importance de son marché interne. Le pays jouit de beaucoup de ressources naturelles et il est un grand producteur mondial de soja, café, maïs, manioc, coton, orange, viande de bœuf et de volailles... En ce qui concerne l’industrie, rappelons que tous les constructeurs automobiles sont implantés au Brésil, que le troisième constructeur mondial d’avion est Embraer, que le pays produit beaucoup de pétrole, gaz et éthanol via son entreprise d’État Petrobras et qu’il est autosuffisant en énergie électrique notamment grâce à ses barages hydrauliques dont celui d’Itaipu, en amont des chutes d’Iguaçu. Le barrage le plus puissant du monde fournit l’électricité à ... 60 millions de brésiliens.

Le Brésil, pays cyclique et optimiste, finira par sortir de cette crise économique et politique !


18/ Argent (Cartes de Crédit, Retraits, Change)

Toutes les banques n’acceptent pas les cartes étrangères et les plafonds sont vite atteints (souvent 1000 reais par jour). Il n’est pas possible de retirer aux guichets des banques Caixa, Santander, Itaú. En revanche pas de problèmes avec Banco do Brasil et Bradesco jusqu’à 22h, et aux automates “Banco 24 Horas” qui fonctionnent toute la nuit, on les trouve dans les stations services et les commerces ouverts la nuit comme certaines pharmacies (attention à la commission supplémentaire). D’une manière générale, il est préférable de payer en carte bancaire pour les grosses sommes. Mastercard et Visa sont acceptés partout, ce qui est moins le cas pour Amex et Diners. A l’aéroport international vous trouverez des distributeurs au terminal des arrivées mais du côté des arrivées domestiques. Je vous conseille vivement de vous munir de la carte Revolut ou N26, les 2 sont gratuites et il n’y a pas de frais sur les paiements en carte à l’étranger.

Le billet le plus élevé est le billet jaune de 200 reais (33 euros) mis en circulation en 2020, mais le billet bleu turquoise de 100 reais (17eur) est plus courant. Essayer de les utiliser au plus vite, par exemple à la caisse d’un supermarché, les taxis et les petits commerçants refusent souvent de vous les prendre. C’est déjà plus facile avec le billet de 50 reais, mais là aussi il est difficile de l’utiliser pour régler des petites sommes. Quant au tout petit billet vert de 1 real, plus personne ne l’accepte mais il porte bonheur, garder le précieusement au fond de votre porte monnaie !

Nota Bene : 1 real / des reais (à prononcer : “réaich”) !

Pour le change, éviter de de le faire en France et à l’aéroport, les taux sont moins intéressants que dans les bureaux de change à Copacabana, dans le Centro ou au Largo do Machado. Changer juste 50 euros à votre arrivée à l’aéroport si vous n’avez aucun real en poche, histoire de régler le taxi et d’assurer vos premières dépenses. À l’aéroport, vous trouvez des guichets Banco 24 horas à la sortie du terminal pour retirer.

Nota Bene : en 2020 le taux était d’environ de 1EUR = 6,2BRL (attention ça varie beaucoup, en 2020 la monnaie a perdu 40 % face à l’euro !!! du jamais vu ! ) mais la forte inflation réquilibre peu à peu la donne


19/ C.P.F., Téléphonie, Prises électriques / courant

CPF

Ce numéro de Cadastro de Pessoa Fisica enregistre et trace les moindres faits et gestes de tous les brésiliens et des résidents ! Que ce soit pour un examen, un vote, un achat d’un billet d’avion, d’une carte SIM, ou d’um frigo, le CPF est systématiquement demandé! Si il est difficile de vivre sans CPF quand on passe plusieurs mois au Brésil, vous devriez vous en sortir avec votre numéro de passeport si vous n’y passez que quelques semaines. Mais si vous en avez besoin, le CPF s’obtient assez rapidement via certaines agences de La Poste (“Correios”), même sans visa. Il faut par contre donner une adresse.

Téléphonie - Cartes SIM

Comme il faut le fameux CPF pour activer une carte SIM, vous devrez vous rendre directement dans une boutique d’un des 4 opérateurs (Tim, Claro, Oi, Vivo) pour vous enregistrer, vous les trouver dans les shopping RIO SUL, Shopping Leblon ou encore Botafogo Praia Shopping, il faut être munis de votre pièce d’identité (photocopie OK) pour pouvoir activer votre carte SIM prépayée (10 reais). Vous aurez ensuite accès au 4G et la carte est rechargeable dans les kiosques à journaux, dans les pharmacies et dans les supermarchés. C’est bon marché et très pratique, pour avoir accès à whatsapp, Maps, ou encore Uber !

Mais vous pouvez aussi utiliser vos forfaits européens au Brésil, à savoir que le partage des données et les appesls/SMS sont gratuits avec Free ! Pour les autres opérateurs, renseignez vous avant votre départ pour ne pas éviter de mauvaises surprises !

Prises électriques et courant

Les prises au Brésil sont au 110V, et vos chargeurs de téléphones ou tablettes sont compatibles 220V et 110V. Il n’y a pas besoin d’adaptateur pour les prises (par rapport aux françaises). Le seul souci est pour vos sèche-cheveux.


20/ Soins de Santé, Vaccins et moustiques

En cas d'urgence, rendez vous à un établissement privé, comme le Copa d'Or à Copacabana. Les soins sont chers et à payer directement, mais de qualité. Votre assurance vous remboursera une fois que vous lui aurez adressé votre dossier avec le diagnostic et les factures. Les établissements publics sont gratuits pour tous, mais il se peut que l'attente soit longue et ils n’ont pas tous la même qualité de soins en fonction des problèmes de santé . Il n’y a pas de réseau de médecins généralistes comme en France, il faut se rendre dans les centres de santé du gouvernement (les « Centro de Saúde ») ou dans les cliniques et hôpitaux privés. En cas de grave accident dans la rue (ex : vous vous faites renversés par une voiture), vous serez secourus par les pompiers et c’est une ambulance du service public qui vous prendra en charge, leur professionnalisme et sérieux sont par contre reconnus. Sachez qu’il y aussi une permanence de médecin français au Consulat de France dans le centre ville.

Depuis 2017, il est vivement recommandé d’être vacciné contre la fièvre jaune si vous vous rendez à Rio de Janeiro et dans ses environs ! En effet le virus s’est propagé au sud du bassin amazonien depuis peu, plusieurs cas ont été identifiés. Attention aux éventuels effets secondaires ressentis après une dizaine de jours. Il n’y pas de vaccins pour la dengue et et le zika. Ces deux derniers sont connus car très médiatisés, pourtant il est assez rare de se faire piquer par les moustiques porteurs de dengue et zika, mais il n’y a pas de risque 0. Il ne faut pas penser que tous les cariocas en ont déjà souffert, la population atteinte de ces virus est de l’ordre de 0,5%. Et ce n’est pas à Rio qu’on trouve le plus de moustiques, mais plutôt dans le Pantanal (où ces maladies n’existent pas d’ailleurs), dans le Nord et sur la côte de Sao Paulo. La période où les moustiques sont le plus présent est mars/avril.

Nota Bene : A noter que dans le quartier de Santa Teresa, vous êtes plutôt épargnés des moustiques car nous sommes à presque 200 mètres d’altitude, il vente beaucoup et nous sommes loin des foyers de reproduction.


21/ Numéros utiles

SAMU-Ambulances : 192 / Pompiers : 193

Police Militaire «PM» : 190 / Police Fédérale : 194 Marie de Rio : 1746

Consulat de France à Rio : 21 - 3974 6699 / Consulat de Belgique à Rio : 21 - 2543 8558

22/ Shopping à Rio et idées cadeaux

La ville n’est pas forcément réputée pour son shopping, mais vous trouverez des articles originaux et de l’artisanat local dans de nombreuses foires les weekends! Lieux de vie à part entière, les centres commerciaux comme le Rio Sul, le Botafogo Praia Shopping, le Shopping do Leblon, sont composés des grandes enseignes internationales comme Zara, C&A, et brésiliennes comme Osklen, Taco... Mais les prix ne sont pas beaucoup moins chers qu’en Europe. On retrouve la plupart de ces boutiques sur l’avenue Visconde de Piraja à Ipanema. Si vous cherchez une ambiance 100% carioca, rdv au numero 33 de la rua Santa Clara à Copacabana, cet immeuble a été transformé en shopping avec de petites boutiques sympathiques. Pour la gente féminine, la fameuse boutique Farme se situe dans le centre et à Ipanema. On trouve de tout et de rien dans le marché populaire de Uruguaiana ou « Saara » dans le Centro, notamment des tongues, des paréos ou des tshirts de football falsifiés ! Pour les souvenirs, un marché a lieu tous les jours sauf le samedi au niveau du poste de secours numéro 5 à Copacabana à partir de 17h. Le dimanche, rdv sur la place General Osorio à Ipanema, de 10h à 18h, de nombreux exposants vous proposent des bijoux, tableaux, sacs etc. Une belle brocante a lieu tous les samedis matins à la Praça XV dans le Centro, et le premier samedi du mois la foire traditionnelle de la rue de Lavradio à Lapa attire de nombreux badauds. A Santa Teresa, les boutiques du Largo dos Guimarães proposent de beaux produits de décoration, véritables petites œuvres des artistes du quartier. La foire « São Cristovão » vous plonge dans l’ambiance du Nordeste avec ses produits typiques, ses hamacs bons marchés, ses nombreux restaurants et concerts de forró le week-end. Enfin, pour les articles plus alternatifs, il y a la Fabrica Bhering dans le Centro, paradis des Hypsters ! Il s’agit d’une ancienne usine de chocolat reconvertie en centre culturel et boutiques en tout genre, à la limite de la brocante.

Pour les cadeaux, je vous en conseille 4 typiques et qui font plaisir à coup sur : les incontournables tongues Havaianas, 100% made in Brasil, elles sont 4 fois moins chères qu’en Europe et vous avez un large choix dans les boutiques spécialisées (rua da Conceiçao dans le Centro). Les beaux paréos colorés proposés sur les plages ou en boutiques seront appréciés, tout comme les hamacs si vous avez encore un peu de place dans vos valises (à partir de 80 reais). Enfin, pour animer votre soirée souvenir de votre séjour brésilien une fois rentré, rien de tel qu’une bouteille de cachaça (Ypioca fera l’affaire) accompagné de son pilon et shaker afin de préparer une superbe caïpirinha à vos amis ! Vous pouvez aussi opter pour de la très bonne cachaça du Minas, plus pour la dégustation. 

 

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Dernière mise à jour : septembre 2021

 

Auteur : Axel LAHAYE

 

Guide de Tourisme officiel au Brésil , cofondateur de la pousada Casa 48

 

www.rio-autentico.com 

 

 

 

 

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